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L’amour augmente-t-il le plaisir?

Couple making love
Photo Adobe Stock

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Les sensations physiques éprouvées lorsque l’amour s’empare du corps sont certes réelles. Si elles diffèrent en intensité, il n’en demeure pas moins qu’elles constituent une expérience palpitante, que l’on souhaite voir se répéter. Devenir amoureux ou « tomber en amour », relève également d’une expérience tout à fait sensorielle. Est-ce qu’être amoureux aurait le pouvoir de décupler les sensations érotiques ? Aurait-on raison de croire que l’amour augmente le plaisir sexuel ?

D’abord, expliquons l’amour. « D’un point de vue strictement scientifique, être amoureux correspond à être stressé ! C’est pourquoi nous ressentons cet état d’agitation si typique et tellement associé à l’amour : les papillons dans le ventre, le cœur qui bat plus vite... C’est notre amygdale qui s’active (et cet organe, normalement responsable du sentiment de peur, se déclenche habituellement en situation de danger) et nous place en état d’alerte, d’où les sensations d’agitation interne ! Mais les scientifiques indiquent également que dans ces moments-là, l’état de “panique” nous rend un peu aveugles... ce qui explique pourquoi nous ne voyons pas vraiment les défauts de l’autre ! Parallèlement, les centres du circuit de la récompense réagissent ; l’endorphine sécrétée par l’hypothalamus nous rend complètement euphoriques, tout comme la sérotonine, produite par le tronc cérébral et grâce à laquelle notre humeur est au beau fixe. Ce cocktail agit comme une drogue. (...) Donc, au début d’une relation, nous sommes dépendants, aveugles et stressés (...) pendant la phase amoureuse, les hommes produisent moins de testostérone et les femmes en produisent davantage (...). » Source : « L’explication scientifique de l’amour », Le coin des biologistes, 5 mai 2016.

L’attachement

L’ocytocine, cette hormone qui favorise le sentiment d’attachement (sécrétée également par la thyroïde lors de l’orgasme, mais aussi chez les femmes qui allaitent), prend le dessus, environ 6 à 9 mois après le début de la relation. Elle ne génère pas de stress, bien au contraire, elle stimule l’empathie et le sens du sacrifice. On pourrait donc peut-être dire que le cerveau, s’habituant tranquillement à cette ronde hormonale que constitue l’amour, nous pousserait à nous attacher l’un à l’autre et à vouloir développer par le fait même, une relation durable.

Nadia, une lectrice de 43 ans nous raconte : « Quand j’ai vu Luc pour la première fois, j’étais complètement soufflée ! Il était tellement beau ! Nos corps se touchaient discrètement, il était serveur au restaurant où j’étais avec ma copine et chaque fois, des décharges électriques se faisaient ressentir dans chacune des fibres de mon corps. C’était complètement dingue ! Je n’avais jamais ressenti ça auparavant. J’étais en couple à l’époque, mais je me suis vite rendu compte que je n’étais plus bien. Je ne vibrais vraiment plus avec mon chum et la présence de Luc m’a permis de comprendre ça. J’ai donc rompu. Quelques mois plus tard, j’ai revu Luc, nous sommes allés à l’hôtel et avons baisé comme des bêtes ! C’était dément ! Cet homme-là, je l’ai dans la peau. Je n’ai jamais connu d’orgasmes aussi forts. Ses mains sur mon corps réveillent toutes mes cellules, même celles que je ne croyais pas avoir ! On peut définitivement dire que pour nous, l’amour part d’un mélange de toutes ces sensations ».

Le ressenti

Une alliance presque naturelle semble donc se faire entre l’intensité du sentiment amoureux et l’intensité du plaisir sexuel. Il faut par contre éviter de faire des liens de cause à effet ! Ce n’est pas parce que des liens amoureux sont très forts que les sensations orgasmiques se décupleront automatiquement. Ghyslain, un lecteur de 51 ans en sait quelque chose : « J’aimais profondément Jasmine. Un amour digne de quelque chose que je n’avais jamais vécu auparavant. Cet amour était si fort que je ne me comprenais plus ! Mes amis disaient que je m’étais ramolli. La tendresse m’envahissait littéralement. Mais c’est comme si l’homme en moi dépérissait. Mon désir s’étiolait, nos relations sexuelles manquaient de vigueur et de constance. J’ai fini par la tromper. Même si je l’aimais comme un fou. Ça m’a pris vraiment beaucoup de temps à comprendre tout ça. Moi je ne pense vraiment pas que l’amour décuple les sensations érotiques. Dans mon cas, ç’a été tout le contraire. »

Et pour vous, l’intensité de vos sentiments amoureux est-elle proportionnelle à l’intensité de vos orgasmes ?