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Québec, on t’aime

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Eh bien oui, je te souhaite bonne fête, Québec. Comme cadeau, comme preuve d’amour, je t’offre cette intervention dont, je crois, tu as grandement besoin. On est plusieurs à te l’avoir dit, peut-être qu’à force de l’entendre, tu vas réagir.

En cette fête nationale, je te souhaite de retrouver cette fierté et cette gloire que tu affichais si fièrement il n’y a pas si longtemps.

Tu t’en souviens ?

Chaque projet que tu entreprenais devenait une envie presque mondiale. Lorsqu’on riait de tes ambitions, comme d’avoir ton équipe de baseball professionnel en 1967, tu fermais la boîte à tous tes détracteurs.

Tu nous permettais de crier haut et fort notre fierté de sentir nos pieds marcher sur tes terres. Le monde entier parlait de nous, le reste du pays nous enviait.

Les gens se moquaient de Toronto et Montréal était LA ville où tous les jeunes voulaient débarquer.

Maîtres de notre destin

Les politiciens de l’époque nous avaient réconcilié avec la politique et même si tout le monde n’était pas d’accord avec leurs idées, ils nous ont inculqué l’espoir, la croyance que nous étions maîtres de notre destin. Je parle même pas d’indépendance politique, nous étions inspirés tout court.

Et aujourd’hui ?

Je te regarde avec tristesse.

Tu me fais penser à ceux qui ont abandonné et qui se bourrent de crème glacée devant la télé pour oublier leurs problèmes en espérant qu’ils disparaissent.

Lorsque je quitte tes frontières, je me sens comme dans cette mauvaise relation que l’on a tous vécue. Je retrouve le sourire lorsque je sors de la maison et, dès que j’y remets les pieds, tu me rappelles rapidement tout ce qui va mal ici.

Clairement, lorsque je regarde tes dernières fréquentations, municipales ou provinciales, je réalise que, comme beaucoup d’entre nous, tu es attiré par les relations compliquées qui ne t’amènent rien, qui ne te font pas grandir. Tu t’entoures d’hommes et de femmes qui profitent de ta grande générosité pour se glorifier sans même se préoccuper de ce dont tu as vraiment besoin, sans même être à l’écoute de ce qui te chagrine.

Obèse

Même physiquement, pendant qu’on peut voir les autres villes grandir et embellir, de ton côté, tu sembles insister sur la chirurgie plastique avec un médecin qui est vraiment mauvais, mais qui est un chum de la famille.

Tes artères sont aussi bloquées qu’un obèse de 500 livres, ton système de santé est ironiquement plus malade que les patients. Juste d’écrire ces deux dernières lignes m’écœure, car ça fait trop de temps que je te le rappelle sans que tu fasses quoi que ce soit.

Chaque fois que tu as un problème, on dirait que tu es automatiquement attiré par l’incompétence et le manque flagrant d’intelligence pour les régler. Lorsque tu regardes ailleurs ce qui fonctionne, ça ne t’inspire pas ? As-tu perdu confiance à ce point que d’essayer de nouvelles choses, ça te fait peur ? Malheureusement, tu es rendu là, tu n’as plus le choix, car de toute évidence, ta façon de faire ne fonctionne juste pas. Tu répètes les mêmes erreurs en espérant des résultats différents. Faut que ça cesse.

La beauté du territoire

J’ai heureusement le grand privilège de parcourir les quatre coins de ton territoire.

Chaque fois, tu me rappelles ta beauté particulière que l’on ne retrouve pas ailleurs.

Nous, ceux qui forment le peuple du Québec, on est spécial dans tous les sens du mot. On a cette chaleur invitante qui marque ceux qui ont foulé tes terres. On est un peuple d’idées, de talents et de créativité dans tous les domaines.

La base est là, la volonté aussi. On n’attend que toi pour que tu nous redonnes à tous cette envie d’aller plus loin.

Ton passé glorieux démontre ta force de caractère. Aucune épreuve n’a réussi à t’abaisser.

On n’attend que ton go pour repartir de l’avant.

On t’aime Québec, on ne veut que ton bien, aide-nous à t’aimer encore plus fort.