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La belle «bette» des coureurs

La belle «bette» des coureurs
Photo Adobe Stock

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L’humain a cette tendance à vouloir aller vers le plus, vers le mieux. C’est ainsi que le coureur souhaite courir plus longtemps et plus vite. À ce moment, l’alimentation devient un parfait soutien à l’entraînement. En lien avec la chronique de la semaine dernière concernant le café, voilà que cette semaine, je me « tache (tâche) » du légume qui peut potentiellement aider à courir vers le meilleur : la betterave.

Sa valeur nutritive

D’entrée de jeu, il faut considérer que la betterave est riche du principal carburant du coureur, les glucides. Ce sont les glucides qui aident à aller vite, vite, vite !

Maintenant, au niveau de l’énergie, elle se compare à plusieurs légumes avec ses 45 calories par portion de 100 grammes (petite betterave). Intéressant !

Sur le plan nutritif, la betterave est gorgée de vitamines (A, K, B, C, E) tout en étant une source de sels minéraux et d’oligo-éléments (cuivre, fer, magnésium, manganèse, calcium et potassium). Wow, quand tu es hot, tu es hot !

Il est aussi pertinent de la reconnaître comme un contenant d’antioxydants. Une seule chose à écrire : vive la bette !

Son aide à la performance

La betterave est riche en nitrates d’où elle puise son grand intérêt en lien avec la performance. C’est que, une fois digérés, les nitrates sont transformés en oxyde nitrique (ON).

Ces oxydes sont vasodilatateurs, ce qui fait en sorte que, lorsqu’ils circulent dans les vaisseaux sanguins d’un muscle, ils induisent sa dilatation et y augmentent l’afflux de sang. Lorsqu’on sait que plus de sang rime avec plus d’oxygène, on comprend que la course sera plus légère énergétiquement parlant.

En complément, un muscle exposé à l’oxyde nitrique brûlerait moins d’énergie pour effectuer un même mouvement... Énergétiquement économique aussi, on aime !

Ainsi, théoriquement, la science indique que la betterave a un effet positif sur la performance (quand même moins de 2 %) principalement dans le cadre d’épreuves d’endurance dans un protocole précis.

Pour vivre avec une bonne « bette » de performant ou performante, il faut consommer au moins 1,5 tasse de betteraves, 500 ml de jus de betterave ou 70 ml de concentré tout en sachant que le fait de laver, de peler et de cuire les légumes peut en diminuer le contenu en nitrates.

Idéalement, on doit s’embêter (heu, « s’en better » !) quelques jours avant l’épreuve et, obligatoirement, 2 à 3 heures avant.

Aimer les nitrates

Outre la betterave, plusieurs aliments contiennent ces précieux nitrates. En sachant que la betterave contient 1459 mg/kg, en voici d’autres qui feront rougir d’envie la betterave :

  • 4 Roquette : 2597 mg
  • 4 Épinard : 2137 mg
  • 4 Laitue : 1893 mg
  • 4 Radis : 1 868 mg
  • 4 Bette à carde : 1597 mg
  • 4 Chou chinois : 1388 mg

D’après Lidder et Webb, 2012

Garder une belle bette

Plusieurs coureurs associent leurs troubles digestifs à l’ingurgitation de betterave sous toutes ses formes. Il est fort à parier que si « bette mène à la toilette », elle est moins intéressante !

Il ne faut donc pas hésiter à faire des tests avant de se lancer « bette première » dans sa consommation. Et attention à l’urine qui aimera beaucoup se colorer d’un violacé... sans danger, mais tout de même impressionnant !

Allez, courez avec votre plus belle bette, quoi qu’il en soit !