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Une fête pour tous

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Il y a beaucoup de gens qui écrivent sur les réseaux sociaux ou qui m’envoient des courriels ces jours-ci pour dire qu’ils sont contents du nouveau gouvernement de la CAQ et que ça leur donne le goût de la fête nationale.

C’est très positif en soi. Une société et les individus qui la constituent se portent mieux si les gens ont le sentiment d’avoir une appartenance commune et qu’ils en sont fiers. Le gouvernement d’avant leur donnait plutôt l’impression de ne rien vouloir faire d’eux.

C’est très bon, donc. Sauf qu’un peu comme à Noël où on prend le temps de penser aux personnes qui n’ont pas les moyens d’offrir des cadeaux et de s’empiffrer, ce serait bon de penser à celles et à ceux qui n’ont pas le cœur à la fête en ce 24 juin.

Laissés pour compte

Le débat sur les signes religieux a été long et très pénible pour certaines personnes. Il est loin d’être fini, par ailleurs.

On peut être pour la restriction de certains signes religieux dans un certain contexte, mais il faut admettre que ces mesures risquent de créer de l’exclusion. Par leurs effets propres et parce que d’autres personnes croient que ça leur procure une licence pour insulter les autres et les inviter à retourner dans leur pays.

Or, leur pays, c’est le Québec, puisqu’ils l’ont choisi.

Il y a aussi des gens qui sont laissés pour compte par le système. Des familles qui prennent soin d’un proche malade ou handicapé sans être soutenues. Des enfants abandonnés par la DPJ ou des aînés mal soignés. Des chauffeurs de taxi qui craignent de perdre leur retraite. Des gens qui ne sont pas des gagnants dans le Québec du plein emploi.

Bonne fête nationale !

En ce 24 juin, prenons donc le temps de penser à tous ceux qui ne peuvent pas fêter. Plus encore, invitons-les donc ou allons les chercher pour qu’ils puissent célébrer, eux aussi. La fête nationale, ça doit être une fête pour tous, sinon elle n’en est une pour personne.

Je vous en souhaite d’ailleurs une excellente.