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Les travailleurs étrangers temporaires pourront changer d’emploi pendant leur séjour

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OTTAWA | Alors que des milliers de travailleurs migrants temporaires viennent au pays cet été pour combler les besoins en agriculture, Ottawa a modifié les règles entourant leur permis de travail afin de leur permettre de changer d’employeur si leurs conditions de travail s’avèrent mauvaises.

Jusqu’en mai dernier, les travailleurs étrangers dans des secteurs comme l’agriculture ou l’aide à domicile dépendaient directement de l’employeur qui les faisait venir au Canada. Ils n’avaient pas le droit de changer d’employeur. De peur de perdre leur emploi et de devoir faire leurs valises, des travailleurs migrants préféraient ne pas porter plainte contre un employeur qui les exploitait pourtant.

«Bien que la plupart des employeurs s’engagent à traiter correctement leurs travailleurs, le déséquilibre des pouvoirs que crée cette dynamique favorise l’employeur et peut faire en sorte qu’un travailleur migrant endure de l’inconduite, de la violence ou d’autres formes de représailles de la part de l’employeur», a reconnu le gouvernement fédéral dans la Gazette du Canada au moment d’annoncer les modifications à la Loi sur l’immigration à la fin mai.

Désormais, les agents d’Immigration Canada peuvent délivrer un permis de travail ouvert aux étrangers qu’ils jugent susceptibles de vivre des abus.

Ottawa croit que cette nouvelle réglementation permettra aussi aux étrangers de participer aux inspections visant les employeurs abusifs, sans avoir peur des représailles ou à devoir rentrer chez eux si l’État sévit contre les fautifs.

En 2018, 84 000 personnes ont souscrit au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), qui les liait à leur patron.