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Le propriétaire des Rays doit faire le point sur la situation de son équipe

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Pour la première fois depuis l’annonce du baseball majeur, le propriétaire des Rays de Tampa Bay, Stuart Sternberg, rencontrera les médias locaux mardi. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il sera attendu de pied ferme.  

Jeudi dernier, le baseball majeur a annoncé qu’il avait donné la permission à Sternberg d’explorer la possibilité de disputer des matchs locaux à Tampa et à Montréal.  

Par contre, on ne connaît pas encore le moment où cette solution pourrait être envisagée.  

Cette nouvelle a eu l’effet d’une bombe à Tampa, mais aussi dans le reste du baseball majeur. Les réactions ont été diverses. On peut les résumer par un mot : incompréhension.  

Le maire de St. Petersburg, Rick Kriseman, ville où évoluent les Rays depuis leur arrivée dans les majeures, a été incisif lors de son point de presse jeudi dernier.  

On sent que le torchon brûle entre lui et Sternberg. Il a notamment mentionné que les Rays pourraient se retrouver avec de multiples poursuites s’ils disputaient un seul match à Montréal avant 2027, année de la fin du bail des Rays avec sa ville et leur stade, le Tropicana Field.  

Peu de choses  

Que peut-on attendre de ce point de presse de Sternberg ? Peu de choses. Même s’il sera bombardé de questions par les journalistes de Tampa, l’homme d’affaires va éviter d’y aller de déclarations fracassantes qui vont révéler ses réelles intentions au sujet de l’avenir de son équipe.  

Il va sûrement répéter à plusieurs reprises qu’il souhaite garder les Rays à Tampa, mais le dossier d’un nouveau stade pour son équipe traîne en longueur.  

Il va dévoiler les fondements de sa réflexion par rapport au partage de son équipe entre les deux villes.  

Il va bien choisir ses mots. Il va éviter de parler de Stephen Bronfman et de sa possible relation d’affaires qu’il pourrait avoir avec lui dans le futur.  

À cette heure-ci, plusieurs questions demeurent sans réponses, surtout sur le plan de la logistique.  

Dans un article du Tampa Bay Times publié lundi, le partage des Rays entre les deux villes commencerait à partir de la saison 2024.  

Comparé à Loria  

Depuis jeudi dernier, la réputation de Sternberg en prend pour son rhume chez les partisans de son équipe.  

Certains l’ont même comparé à l’ancien propriétaire des Expos, Jeffrey Loria.  

On se souvient que le marchand d’art new-yorkais s’était porté acquéreur de la concession montréalaise en 1999.  

Cependant, l’aventure avait rapidement tourné au vinaigre, alors qu’il avait vendu les Expos pour 120 millions en 2002 aux autorités du baseball majeur. Deux ans plus tard, la formation montréalaise prenait la direction de Washington.  

Même si la situation actuelle des Rays comporte certaines similitudes avec celle des Expos, Sternberg n’est pas Loria. Il ne veut pas vendre son équipe pour faire un profit faramineux.  

Au tour de Bronfman  

Après Sternberg, ce sera au tour de Stephen Bronfman de présenter une conférence de presse. La journée de mercredi est visée pour l’événement.  

Toutefois, le ton sera beaucoup plus positif qu’à Tampa.  

Pour la première fois en 15 ans, l’espoir de ramener une équipe du baseball majeur est palpable.  

À l’instar de Sternberg, Bronfman ne fera pas de grandes déclarations. Ses mots seront sélectionnés avec soin. Il poursuivra dans la même lignée que dans les dernières semaines, même si les nouvelles sont très encourageantes.  

C’est ainsi que ça fonctionne dans le baseball majeur.