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Six jours après avoir été happée, elle lutte toujours pour sa vie

Une jeune serveuse de Québec s’accroche à la vie après avoir été heurtée de plein fouet par une voiture

accident
Capture d’écran, TVA Nouvelles La collision, qui relèverait d’un accident sans considération criminelle, est survenue sur le boulevard Sir-Wilfrid-Laurier, à Mont-Saint-Hilaire, mercredi soir dernier.

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Une femme de 29 ans de Québec poursuit une lutte désespérée pour sa vie, six jours après avoir été happée par un véhicule à plus de 70 km/h.

Marie-Ève Allard-Ouellette se trouvait à Mont-Saint-Hilaire, mercredi dernier, où des employés de La Cage des quatre coins du Québec s’étaient donné rendez-vous pour une soirée de reconnaissance.

La fin du rassemblement a cependant pris une tournure dramatique quand la serveuse, qui travaille à la succursale de Lebourgneuf, a été violemment frappée par une voiture alors qu’elle se dirigeait vers l’autobus censé la ramener à Québec.

Depuis, elle mène un combat pour rester en vie à l’Hôpital général de Montréal, où elle se trouve dans le coma. Si aucun de ses organes n’a été gravement touché, le choc à la tête a été sévère.

Marie-Ève Allard-Ouellette et sa mère Manon Allard
Photo courtoisie
Marie-Ève Allard-Ouellette et sa mère Manon Allard

«Un petit corps comme elle qui se fait frapper à 70 km/h, qu’elle ne soit pas morte, c’est un miracle. Qu’elle ne soit pas polytraumatisée, c’est un autre miracle», souligne sa mère Manon Allard, partie en trombe du nid familial de Chesterville, dans le Centre-du-Québec, pour rester au chevet de sa fille, dans la métropole.

L’hospitalisation de Marie-Ève a eu l’effet d’une bombe dans l’entourage de la jeune serveuse, qui est aussi étudiante en gestion à l’Université Laval.

Des centaines de messages de soutien ont afflué vers les membres de la famille, alors que l’employeur de la jeune femme, en guise de solidarité, a décidé de fermer boutique, jeudi dernier, pour laisser les collègues digérer la nouvelle.

«On a aussi une équipe de psychologues qui est venue pour parler aux employés», ajoute le copropriétaire de la succursale de Lebourgneuf, Philippe Laroche.

«Infiniment reconnaissante»

«Quand on a appris ça, on a pleuré de reconnaissance. Jean Bédard [président de la chaîne La Cage, NDLR] nous a appelés et nous a parlé pendant un bon 20 minutes», relate la mère, «infiniment reconnaissante» envers La Cage.

L’entreprise a assumé toute la logistique de l’hébergement de la famille dans un hôtel de Montréal pour que ses membres puissent être aux côtés de Marie-Ève.

«Dans des moments où il arrivait une situation semblable et que j’allais dire un mot de sympathie, les gens répondaient : “ça me fait tellement du bien de lire vos messages”. Maintenant, je sais ce que ça veut dire. Ça fait énormément de bien. Ça donne l’effet qu’il y a plein de gens qui pensent à Marie-Ève. Ça fait chaud au cœur», confie Manon Allard.

«Un jour à la fois»

Si l’état de santé de Marie-Ève s’est stabilisé après une phase critique de trois jours suivant le traumatisme, la partie est encore loin d’être gagnée. Pour le moment, la famille «attend des mouvements intentionnels» qui démontreraient «que son cerveau communique avec son corps», expliquent d’un même souffle Anthony, le frère de Marie-Ève, et la mère.

« [Si elle se réveille], on ne sait vraiment pas comment elle va être. Elle pourrait être végétative comme c’est possible que ça ne paraisse plus dans trois, quatre ou cinq ans. C’est possible qu’elle décède aussi », expose comme possibilités Sylvain Ouellette, le père.

«On avance un jour à la fois, une heure à la fois. Pis on va voir comment ça va aller», philosophe-t-il devant les montagnes russes d’émotions.

«Ce qui nous tient aussi, ce sont tous les témoignages de personnes qui ont vécu un traumatisme crânien sévère et qui s’en sortent, confie la mère. On s’accroche à ces témoignages-là. Si ça a fonctionné pour l’un, ça le peut pour Marie-Ève. Ça s’appelle des miracles, mais elle en a déjà fait un.»