/opinion/columnists
Navigation

Chez Brigitte et Jean

Coup d'oeil sur cet article

Il m’a donné rendez-vous à la Porte du Nord à 9 h, mais il était déjà là une heure plus tôt et il n’était pas seul.

Ça, c’est Guy Lafleur qui, dans un coin du McDo avec Pierre Bouchard, sirote le fameux McCafé.

Étape suivante, on s’en va chez Jean Pagé à Morin-Heights à la demande de Guy une semaine plus tôt au mariage d’Yvon Lambert.

Je monte dans le gros Navigator de Flower et on perd Butch en cours de route.

Normal, selon Guy. Pierre est un défenseur et ça ne sait pas suivre. Vous le savez, Jean ne s’en sortira pas.

Le cancer de la prostate l’attaque depuis 23 ans et il est sur les derniers milles, mais samedi dernier, il rayonnait et il était heureux de notre visite.

Il est magané, mais il a drôlement toute sa tête avec cette mémoire exceptionnelle.

Jean ne marche presque plus, il a son lit d’hôpital dans le salon de cette magnifique maison en montagne.

Tous les après-midi, vers 17 h, Johnny ne manque pas son bon verre de vodka, une tradition nouvelle.

C’ÉTAIT BEAU

Sa blonde, Brigitte, est une femme superbe. Infirmière retraitée, elle jardine et rénove. Vous devriez lui voir le cabanon et les outils alors que Jean n’a jamais su de quel côté planter un clou.

Johnny a vendu son Harley, alors Brigitte en fait seule lorsqu’elle ne s’occupe pas de son amoureux. Leur histoire est triste, mais elle est surtout très belle, touchante.

Près de deux heures super agréables où on se racontait des bouts de carrière, des tranches de vie. Pas vraiment de tristesse, parce que c’est Jean qui dictait le ton, et plus serein que ça...

DOUBIDOU

  • De Sylvain Patry, directeur du Golf International 2000 : « C’est-tu un golfeur ou un golfun ? »
  • « Bizarre. Moi, personne ne veut me voler mon identité. » (Donald Trump)
  • Aujourd’hui, lendemain de la Saint-Jean, est-ce que c’est le Boxing Day à la SQDC ?
  • L’ancien pont Champlain est maintenant agent libre sans compensation.
  • Le sciatique est un nerf connu.

À DEMAIN

Pis après, on verra.