/misc
Navigation

Le Global Express s’en va-t-en-guerre

Le Global Express s’en va-t-en-guerre
Photo SAAB

Coup d'oeil sur cet article

On connaît les prouesses du Global Express de Bombardier, l’un des avions d’affaires avec le rayon d’action le plus élevé de la catégorie. Mais cet avion est beaucoup qu’un bar-salon volant de prestige pour PDG de multinationales. Son autonomie en fait un appareil idéal autant pour des missions de surveillance et d’attaque maritime que de guerre électronique. Diverses conversions militaires de l’avion sont opérationnelles ou en développement. 

Alors que la tension monte à la suite de la destruction d’un drone de reconnaissance américain par un missile sol-air iranien, des Global Express militarisés patrouillent actuellement les cieux du Moyen-Orient. 

 *** 

Il y a d’abord les 4 E-11A (Global Express 6000) de l’US Air Force qui sont régulièrement observés au-dessus de l’Irak, de l’Afghanistan et de l’Afrique de l’est. Certains sont sans immatriculation et sans identification nationale comme celui-ci observé à Djibouti. Un E-11A est basé à Kandahar. Avec son système Battlefield Airborne Communications Node (BACN). le E-11A, conçu par Northrop Grumman, gère les communications entre différentes unités américaines et alliées engagées dans une zone de combat. L’entreprise a également modifié pour l’US Air Force un drone Global Hawk désigné sous l’appellation EQ-4B en lui intégrant les mêmes capacités électroniques que le E-11A. 

Le Global Express s’en va-t-en-guerre
Photo US Air Force

 

 *** 

Les Émirats arabes unis opèrent également un Global Express 6000 proposé par la Suédoise SAAB avec le système GlobalEye qui comprend un nouveau radar puissant afin de détecter des menaces à très grande distance. 

Le Global Express s’en va-t-en-guerre
Photo SAAB

 

Le site spécialisé Flight Global révèle aussi que les Émirats arabes unis ont lancé un programme, nom de code Dolphin, visant à adapter deux Global Express 6000 pour des missions spéciales secrètes

*** 

La SAAB offre aussi une version multirôle d’attaque du Global Express 6000 dont la polyvalence opérationnelle est détaillée dans une vidéo promotionnelle mise en ligne par la compagnie. Ses capacités de mission incluent l’attaque de navire et de sous-marins, la recherche et le sauvetage en zone de combat, les missions de surveillance de renseignement et de reconnaissance maritime, la lutte contre la piraterie et le terrorisme maritime. la surveillance de zones économiques exclusives, la protection des frontières nationales et le soutien aux forces spéciales. Les Sud-Coréens sont parmi les clients potentiels. 

Le Global Express s’en va-t-en-guerre
Photo SAAB

 

*** 

Israel Aerospace Industries propose sa version du Global Express encore plus «musclée». Son ELI-3360 est conçu pour assurer à la fois la détection, l’acquisition et la destruction de cibles maritimes avec les systèmes de surveillance et d’armement les plus sophistiqués jusqu’ici installés sur un avion d’affaires modifié. 

Le Global Express s’en va-t-en-guerre
Photo Israel Aerospace Industries

 

*** 

Pour répondre aux exigences du programme JSTARS du Pentagone (Joint Surveillance and Target Attack Radar System), la Lockheed Martin développe elle aussi une solution basée sur le Global Express 6000. Cet avion-espion capable de contre-mesures électroniques détecte les mouvements de véhicules ennemis au sol et guide les forces alliées, aériennes et terrestres, vers eux tout en assurant l’interconnexion des communications et l’intégration des informations. 

Le Global Express s’en va-t-en-guerre
Photo Lockheed Martin

 

*** 

D’ailleurs la Royal Air Force utilise déjà le Sentinel, un avion de surveillance terrestre basé sur Global Express développé par l’américaine Raytheon compatible avec le système JSTARS. Polyvalent, le Sentinel de la RAF peut aussi être utilisé à des fins de surveillance maritime et électronique. L'appareil est équipé d'un radar à synthèse d'ouverture bimode et d'un radar d'indication de cible mobile. L’Inde et la Corée du Sud ont manifesté de l’intérêt. 

Le Global Express s’en va-t-en-guerre
Photo Royal Air Force