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Michel Cadotte ne portera pas sa sentence en appel

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Après la Couronne, c’est au tour de la défense d’annoncer qu’elle ne contestera pas la sentence de deux ans moins un jour imposée à Michel Cadotte pour l’homicide de son épouse qui souffrait d’Alzheimer.

«Je n’irai pas [en appel]», a confirmé Michel Cadotte, du centre de détention où il séjourne depuis sa condamnation le mois dernier. 

Cadotte, 58 ans, avait été reconnu coupable de l’homicide involontaire de sa femme Jocelyne Lizotte, qui souffrait d’un stade avancé de la maladie d’Alzheimer. La sexagénaire ne reconnaissait plus personne, mais cela n’empêchait pas son époux de prendre soin d’elle. Il avait même suivi des cours de préposé aux bénéficiaires. 

Sauf qu’en février 2017, à la suite d’une dépression, Cadotte a «craqué» et a étouffé sa femme avec un oreiller. L’année d’avant, Mme Lizotte s’était fait refuser l’aide médicale à mourir. 

Cadotte a d'abord été accusé de meurtre, mais le jury a finalement décidé de le déclarer coupable d’homicide involontaire. La Couronne réclamait huit années de pénitencier, mais la juge Hélène Di Salvo trouvait que c’était beaucoup trop, dans les circonstances. 

Après réflexion, la Couronne a annoncé qu’elle ne contesterait ni le verdict ni la sentence. La défense a décidé de faire de même. 

«Je méritais cette sentence, parce que j’ai commis un geste qui n’est pas acceptable», avait d’ailleurs expliqué Cadotte en entrevue au Journal, deux jours après sa condamnation.