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Tentative de meurtre sur le mont Royal: il plaide l’erreur sur la personne

L’homme maintenant apte à subir son procès jure que les policiers se sont trompés de personne

La tentative de meurtre commise sur un quinquagénaire sur le mont Royal, en août 2017, avait engendré un important déploiement policier afin de trouver le suspect.
Photo d'archives, Agence QMI La tentative de meurtre commise sur un quinquagénaire sur le mont Royal, en août 2017, avait engendré un important déploiement policier afin de trouver le suspect.

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Un sans-abri déclaré inapte à subir son procès pour une tentative de meurtre survenue sur le mont Royal en 2017 se porte mieux et peut maintenant être jugé, mais il nie toute responsabilité.

« Je n’étais pas présent à cet endroit-là, ce n’est pas moi qui ai agressé le monsieur, je n’ai rien à me reprocher », a assuré Jean Therrien à la cour, mardi au palais de justice de Montréal.

Therrien, un sans-abri de 49 ans, est accusé d’avoir poignardé sans raison apparente un quinquagénaire qui marchait tranquillement sur le mont Royal.

Le soir du drame, la victime se promenait avec son fils quand Therrien serait sorti de nulle part pour leur demander de quitter les lieux.

« Vous n’avez rien à faire ici », aurait dit Therrien aux deux personnes.

Juste après, l’accusé aurait aveuglé les passants avec une lampe de poche, pour ensuite poignarder le quinquagénaire au ventre et prendre la fuite.

Les accusations restent

Arrêté le lendemain, Therrien avait toutefois tenu des propos incohérents, au point où il a dû subir des évaluations psychiatriques. Et les experts avaient conclu qu’il n’était pas apte à subir son procès.

« Je suis apte à me représenter seul, je demande l’arrêt des procédures et l’annulation du procès, on m’a ruiné financièrement, j’ai subi des crimes, je suis victime d’un complot, d’un génocide », avait rétorqué l’accusé lors d’une audience devant le tribunal.

Très souvent, les accusés déclarés inaptes sont internés pendant de longues périodes. Sauf que cela ne signifie pas que les accusations tombent.

Quand la personne redevient apte, elle doit alors faire face à la justice. Dans le cas de Therrien, il a fallu attendre un peu plus d’un an, ce qui est assez rare.

Rien vu ni entendu

Therrien a depuis subi des traitements psychiatriques qui ont amélioré son état de santé et qui font en sorte qu’il est maintenant jugé.

Et lors de son témoignage mardi, l’accusé qui se défend seul a expliqué que le jour du drame, il était effectivement sur le mont Royal, où il habite étant donné qu’il n’a pas de domicile.

Et qu’il ne s’était rien passé de particulier ce jour-là.

« Je fais de la survie à Montréal, j’ai dormi là et jusqu’à mon arrestation le lendemain matin, je n’ai entendu aucun bruit ni personne crier », a-t-il dit au juge Manlio Del Negro.

Un verdict devrait être rendu ultérieurement.