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Un héros pas si obscur

Guy Carbonneau
Photo d'archives Guy Carbonneau

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Le brio de Patrick Roy, les 10 victoires en prolongation, la touche offensive de Vincent Damphousse et de Kirk Muller. Lorsqu’on se remémore le parcours victorieux du Canadien du printemps de 1993, c’est ce qui nous revient immédiatement en tête. Ça, et la palette illégalement courbée du bâton de Marty McSorley.

Toutefois, comme a tenu à le rappeler Kirk Muller, au sein de chaque formation qui remporte la coupe Stanley se terre dans l’ombre un joueur dont le mandat consiste à museler les meilleurs trios adverses. Chez le Canadien, ce mandat revenait à Guy Carbonneau.

« Les buts, les pièces de jeu, les arrêts, c’est souvent ce qui frappe l’imaginaire. Mais si on a gagné, c’est également parce que Carbo était capable de jouer contre n’importe lequel des meilleurs joueurs de la LNH », a indiqué Muller.

L’ombre de Gretzky

D’ailleurs, après le premier match de la finale, au cours duquel Wayne Gretzky avait récolté quatre points, le capitaine du Canadien avait expressément demandé à Jacques Demers de se voir confier la couverture de La Merveille. Carbonneau a tellement bien réussi sa mission que le légendaire numéro 99 n’a totalisé que trois points dans les quatre derniers matchs.

« Il l’a fait au cours de chacune des rondes, a rappelé Muller, en entrevue téléphonique avec Le Journal. Bien sûr, il y a eu (Wayne) Gretzky. Mais avant lui, on a affronté Joe Sakic et Mats Sundin. Puis, il y a eu Dale Hawerchuk. Contre les Islanders, Pierre Turgeon était blessé, mais cette équipe misait quand même sur de bons attaquants (Ray Ferraro avait connu de bonnes séries).

« L’efficacité de Carbo permettait à Jacques (Demers) de choisir ses confrontations. Avec lui pour s’occuper de l’adversaire, on pouvait se concentrer sur l’attaque. On avait les coudées plus franches », a ajouté Muller, coéquipier du Québécois pendant trois saisons à Montréal avant de le retrouver à Dallas, lors de la dernière campagne de Carbonneau.

Deux buts importants

Même si on fait l’éloge de son travail défensif, le capitaine du Canadien avait contribué en attaque à des moments opportuns. Deux des trois buts qu’il avait inscrits ce printemps-là l’avaient été en prolongation (2e match contre les Sabres, 3e contre les Islanders).

« Je suis tellement heureux qu’il ait été admis. À mes yeux, il était le parfait exemple du capitaine. C’était un compétiteur acharné qui détestait la défaite. Il était plutôt silencieux, mais savait se lever, parler et trouver les bons mots dans les bons moments. Un véritable meneur sur la glace et dans le vestiaire », a assuré celui qui succéda à Carbonneau dans le rôle de capitaine du Canadien.

 

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