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Abolition des élections scolaires: une commission scolaire veut travailler avec le gouvernement

La Commission scolaire des Navigateurs claque la porte de sa fédération

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Plutôt que de s’opposer à l’abolition annoncée des élections scolaires, les élus de la commission scolaire des Navigateurs veulent travailler avec le gouvernement caquiste et annoncent leur retrait de la fédération qui les représente, en raison de leur divergence de position dans ce dossier.

Le conseil des commissaires de cette commission scolaire qui dessert la Rive-Sud de Québec a adopté une résolution en ce sens, mardi soir. 

 

«On veut travailler en partenariat et non en opposition. Le gouvernement a une vision qu’il veut implanter et nous on décide d’y contribuer», a affirmé Jérôme Demers, président de la commission scolaire des Navigateurs (CSDN).

Le gouvernement Legault s’est engagé à abolir les élections scolaires et à transformer les commissions scolaires en centres de services aux écoles. Récemment, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a réitéré son intention d’aller de l’avant. Le nouveau mode de gouvernance de ces futurs centres de services reste toutefois à définir.

Les élus de la CSDN veulent «participer à un débat ouvert sur la question de la gouvernance scolaire », afin de trouver «la meilleure formule» de gouvernance à mettre en place pour assurer la représentativité du milieu.

Retrait de la Fédération

Cette position a mené la CSDN à se retirer de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), qui est farouchement opposée à la disparition de la démocratie scolaire et défend le statu quo.

«On considère que notre voix va être mieux entendue à l’extérieur de la Fédération, a indiqué M. Demers. La Fédération a un message à porter, il est tout à fait valable, mais il est le sien, il n’est pas le nôtre.»

Ce retrait a été accueilli avec déception et incompréhension dans les rangs de la FCSQ.

Les défis dans le réseau scolaire sont nombreux et «la manière d’y arriver n’est certainement pas de s’isoler chacun dans son coin», a indiqué son président, Alain Fortier, par communiqué.

De son côté, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge n’a pas été surpris par cette décision, affirmant que plusieurs élus scolaires lui ont déjà confié en privé être d’accord avec la réforme qu’il veut entreprendre.

Les élus scolaires «sont là pour les bonnes raisons, c’est du bon monde dans un système qui est dysfonctionnel», a-t-il affirmé. «De voir des commissaires qui saisissent la balle au bond, qui décide de travailler avec la gouvernance, ça tombe sous le sens», a-t-il ajouté.

– Avec la collaboration de Geneviève Lajoie