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Accident à Tadoussac: le conducteur du VR a tenté de ralentir sa course folle

Il a frappé des garde-fous pour stopper le véhicule

Selon des témoins, le véhicule a dévalé la pente qui mène au quai à environ 100 km/h pour finir sa course dans le traversier après un terrible vol plané.
Photo courtoisie Selon des témoins, le véhicule a dévalé la pente qui mène au quai à environ 100 km/h pour finir sa course dans le traversier après un terrible vol plané.

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Le conducteur du VR qui s’est encastré dans le traversier de Tadoussac après un terrifiant vol plané a tout tenté pour arrêter sa course folle, malheureusement sans y parvenir, selon des témoins de l’accident.

Natasha Noël a assisté, impuissante, au drame qui s’est joué lundi à la traverse de Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine. Elle et son conjoint se trouvaient dans la file d’attente pour accéder au navire et ont vu le VR d’Éric Belec filer tout droit vers la plateforme qui a servi de rampe de lancement vers la mort.

« Mon chum venait de débarquer du camion et il a lâché un cri. C’est là que j’ai vu descendre le VR », raconte la femme originaire de Sept-Îles.

Selon cette dernière, en plus d’avoir tout fait pour éviter d’entrer en collision avec des piétons ou d’autres véhicules de façon héroïque, le conducteur a bien tenté de freiner sa course folle

« Il a foncé deux fois dans les barrières en métal qui servent à protéger les piétons le long de la route. On a entendu deux gros “bang” et on le voyait frapper les gardes, mais ça ne l’a jamais ralenti », explique Mme Noël, toujours sous le choc de ce qu’elle a vu.

Plus de 100 km/h

Après ces tentatives infructueuses de ralentir, il ne restait plus d’option pour Éric Belec, qui a sauvé des vies en agissant ainsi, croit la témoin.

« Ce gars-là ne voulait vraiment pas frapper personne, parce que sinon il serait rentré dans les autos en file. [...] Et si le bateau n’avait pas été avancé, s’il était encore au quai, le carnage aurait aussi été exponentiel », souligne Mme Noël.

Selon elle, le véhicule récréatif a dévalé l’imposante côte menant au traversier à une vitesse dépassant les 100 km/h. « Ç’a été tellement vite. Tout s’est passé en 15 secondes ».

« Tout semblait beau »

Natasha Noël confirme aussi les témoignages de la famille à l’effet que le VR d’Éric Belec semblait tout à fait en ordre. Son conjoint et elle ont suivi les victimes durant plusieurs kilomètres et assurent que rien ne semblait clocher avec le véhicule.

« Il était devant nous, et tout semblait beau. On ne roulait pas vite, et chaque fois qu’on arrivait dans une côte, il freinait sans problème. Il a même arrêté en haut de la côte, à Tadoussac, et quelqu’un l’a vu sortir de son VR pour s’assurer que tout était OK », confie la femme, qui a dépassé les victimes avant d’arriver au traversier.

Elle estime que si le problème ne s’était pas présenté soudainement, Éric Belec se serait arrêté plus tôt.

« C’est sûr qu’il avait des freins partout sur le chemin avant d’arriver au dernier bout », se souvient Mme Noël, qui est toujours sous le choc aujourd’hui.

« Je criais et je pleurais dans le camion. Et si moi j’étais dans cet état-là, je n’ose même pas imaginer l’enfer qu’ils ont vécu dans leur VR. J’ai dit à mon conjoint que la prochaine fois qu’on prendra le bateau, je débarque et je vais en avant tout de suite », laisse-t-elle tomber.