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Camp de perfectionnement: Suzuki et la prochaine génération

Le jeune attaquant a l’intention de batailler ferme durant le prochain camp d’entraînement du Tricolore

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Il n’y a pas si longtemps, le Canadien misait sur des espoirs assez douteux pour rebâtir l’équipe. Il y avait les Jarred Tinordi, Nathan Beaulieu, Alex Galchenyuk, Michael McCarron, Jacob de la Rose et Nikita Scherbak. 

Lors des repêchages de 2010 à 2014, Trevor Timmins a frappé pour une moyenne comparable à celle de Shane Andrews avec les Expos de Montréal à la fin des années 1990. Andrews cognait près de 20 circuits, mais il faisait rager Felipe Alou en se faisant retirer sur trois prises plus d’une centaine de fois par saison.

Sur une période de cinq ans, Timmins a réussi un long circuit avec BrendanGallagher (5e tour en 2010), il a fait de bons coups avec Charles Hudon (5e tour en 2012), Artturi Lehkonen (2e tour en 2013) et Sven Andrighetto (3e tour en 2013). Dans le cas de Galchenyuk, c’était plus difficile de se tromper avec le troisième choix au total à l’encan de 2012, mais l’Américain a fini par partir de Montréal pour l’Arizona sans devenir un joueur d’impact.

Depuis 2016, le CH a redoré son blason en matière de repêchage. Timmins a grandement amélioré sa moyenne à la plaque avec les sélections des Mikhaïl Sergachev, Victor Mete, Ryan Poehling, Josh Brook, Joni Ikonen, Cale Fleury, Cayden Primeau, Jesperi Kotkaniemi, Jesse Ylonen, Alexander Romanov et Jacob Olofsson. À ce groupe, il faut aussi ajouter Nick Suzuki, un choix de premier tour des Golden Knights de Vegas en 2017 et pièce maîtresse dans la transaction pour Max Pacioretty.

« Pas de cadeau »

Jadis reconnu comme une équipe moribonde pour sa banque d’espoirs, le Tricolore fait maintenant partie des formations d’élite en cette matière. 

« J’aimerais faire partie de la prochaine génération du Canadien, a clamé Suzuki. Il y a plusieurs bons espoirs à ce camp, mais il reste encore une longue route avant la LNH. Nous aurons besoin de gagner notre place, nous ne recevrons pas de cadeau. »

« Dans mon esprit, il y a une compétition avec un peu tout le monde, a-t-il continué. Les vétérans ont mérité leur place depuis longtemps, alors que les jeunes cherchent à faire leur place. »

Suzuki a terminé son séjour dans la Ligue junior de l’Ontario sur une très bonne note. Il a conduit le Storm de Guelph à la conquête de la Coupe J. Joss Robertson, décernée au champion de la OHL, en plus d’une participation à la Coupe Memorial.

Laval, une option

En 24 matchs des séries, Suzuki a récolté 42 points (16 buts, 26 passes) en plus de maintenir un différentiel de +22. L’attaquant de 5 pi 11 po et 193 lb fera ses débuts chez les professionnels à l’automne.

À l’image de Ryan Poehling, il tentera de mériter un poste au sein de la bande à Claude Julien.

« À mon arrivée au camp en septembre, j’aurai comme but de gagner un poste avec le Canadien. Je sais toutefois que la ville de Laval est un bon marché pour la Ligue américaine. Ça ne serait pas la fin du monde si je devais me retrouver là. »

« Il ne s’agirait pas d’une déception. J’ai encore juste 19 ans (il fêtera ses 20 ans le 10 août). Je veux devenir un joueur de la LNH, c’est mon objectif. Mais je ferai toutes les étapes pour y accéder. »

Trimbalé de l’aile droite au centre lors de ses jours avec l’Attack d’Owen Sound, Suzuki a terminé l’année au centre avec le Storm de Guelph. Questionné à savoir s’il s’imagine plus au centre ou à l’aile dans la LNH, l’Ontarien n’a fermé aucune porte.

À l’aise au centre

« Tout ce que j’entends de la part du Canadien, c’est que l’organisation souhaite me voir jouer au centre. J’ai évolué au centre pratiquement toute l’année à Owen Sound et à Guelph. Je me sentais bien, je me suis très bien débrouillé. J’ai également trouvé que je me suis amélioré au cercle des mises en jeu et en territoire défensif.

« Mais si le Canadien me demande de jouer à l’aile, je serai aussi à l’aise. Je connais bien cette position. Je jouerai à la position où je pourrai le mieux aider l’équipe. »

À Laval ou à Montréal, Suzuki fait partie des plans du CH. Marc Bergevin désirera construire autour d’un jeune joueur comme lui. Pendant ce temps à Vegas, Kelly McCrimmon, qui a pris la place de George McPhee dans le siège du DG des Golden Knights, aura un mandat important avant le début de la saison, celui de libérer plusieurs millions. Pour y arriver, McCrimmon songerait à se départir de l’ancien capitaine du Canadien, Max Pacioretty.