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C’est la fin pour Roberto Luongo

C’est la fin pour Roberto Luongo
Photo d'archives, Martin Chevalier

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Le gardien québécois Roberto Luongo a annoncé sa retraite du hockey professionnel, mercredi, mettant fin à une carrière amorcée en 1999-2000 dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

Le Montréalais de 40 ans a été ennuyé par les blessures pendant la dernière campagne avec les Panthers de la Floride, ce qui l’a visiblement convaincu de ranger ses patins pour de bon. Ainsi, c’est à l’aide d’une photo illustrant ses jambières et ses espadrilles accrochées sur une corde à ligne qu’il a confirmé la nouvelle sur son compte Twitter.

«C’est l’une des décisions les plus difficiles que j’ai eu à prendre dans ma vie et il m’a fallu beaucoup de temps pour cela, a-t-il admis dans une lettre publiée sur le site NHL.com. Après y avoir pensé durant deux mois et écouté mon corps, c’est devenu clair à mon esprit. Je pense que c’est le bon moment pour me retirer.»

«En regardant la dernière saison, je n’étais pas content de mes performances, a-t-il ajouté. J'ai mieux joué en deuxième demie, mais ce n'était pas à la hauteur des attentes que j'avais envers moi chaque soir. Je voulais donner à mon équipe une chance de gagner tous les soirs. [...] Je voulais être au sommet de mon art, voler des victoires. Ce n'était tout simplement pas là, du moins pas autant que je le voulais.»

Toute une carrière

Luongo a totalisé 1044 rencontres du calendrier régulier dans la LNH, savourant 489 victoires; ce nombre constitue le troisième plus haut total de l’histoire du circuit Bettman. Gagnant du trophée William-Jennings en 2010-2011, il a également porté les couleurs des Canucks de Vancouver et, à sa première saison, des Islanders de New York. Ceux-ci l’avaient sélectionné au quatrième rang du repêchage amateur en 1997.

L’ancien des Foreurs de Val-d’Or et du Titan d’Acadie-Bathurst dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec a réalisé deux campagnes de 40 gains ou plus, lui qui a terminé son parcours professionnel avec une moyenne de buts alloués de 2,52 et un taux d’efficacité de ,919.

Sur la scène internationale, il a remporté deux médailles d’or olympiques (en 2010 et 2014), mais a raté sa seule véritable chance de gagner la coupe Stanley; en 2011, les Canucks s’étaient inclinés dans le septième match de la finale contre les Bruins de Boston.

«C’est difficile de s’en aller, car on vit pour la compétition. On joue pour remporter la coupe Stanley, pour nous donner une chance. Et c’est dur, car je pense que cette équipe [les Panthers] est près d’accéder au niveau suivant et je voulais être impliqué là-dedans. Avec le nouvel entraîneur "Coach Q" [Joel Quenneville], des moments excitants s’en viennent ici.»

Départ coûteux

Par ailleurs, le principal concerné détenait un contrat encore valide pour trois ans, à raison de 5,33 millions $ par année, et sa retraite signifie une pénalité financière pour les Panthers et les Canucks. Ces derniers, qui avaient conclu un pacte de 12 ans et de 64 millions $ en 2009, verront leur masse salariale amputée de 3,03 millions $ pour chacune des saisons restantes à l’entente. Quant à la Floride, le montant qu’elle devra assumer sera d'environ 1 million $.

Enfin, le départ de Luongo pourrait ouvrir la porte à l’arrivée du gardien Sergei Bobrovsky avec la formation floridienne. Auparavant avec les Blue Jackets de Columbus, le Russe deviendra joueur autonome sans compensation lundi et son nom est régulièrement au centre de rumeurs l’envoyant aux Panthers.