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Caufield dans la marmite

Cinq jours après avoir été le premier choix du Tricolore au repêchage, le jeune attaquant participe au camp des espoirs

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Alex DeBrincat a marqué 41 buts à sa deuxième saison avec les Blackhawks de Chicago en profitant de la magie de Patrick Kane. À Montréal, Cole Caufield a bon espoir de suivre les traces du petit ailier de 5 pi 7 po des Hawks. Et il a déjà identifié son prochain complice.

« Jesperi Kotkaniemi pourrait devenir mon Patrick Kane avec le Canadien, a lancé Caufield avec son grand sourire, mercredi. Il joue au centre et il est le type de gars avec lequel j’aimerais jouer. Ce serait incroyable. »

Caufield n’a pas encore capté une seule passe de Kotkaniemi et il devra encore patienter avant de toucher la cible pour la première fois sur une patinoire de la LNH. Mais il n’y a rien de mal à imaginer des scénarios.

La beauté d’un pont...

Repêché au premier tour (15e au total) par le CH vendredi au Rogers Arena à Vancouver, l’ailier droit de 5 pi 7 po et 163 lb a découvert une partie de sa prochaine réalité dès le premier jour du camp de développement estival des espoirs. Après un entraînement sur glace et des exercices de yoga, l’Américain a offert ses premières impressions sur sa prochaine équipe et sa future ville.

« Je trouve ça très beau, j’ai aimé la route entre l’aéroport et la ville, a-t-il dit. J’ai trouvé le nouveau pont (Samuel-De Champlain) très joli. »

Pour tomber en amour avec les routes cahoteuses entre Dorval et Brossard et les multiples chantiers de construction, c’est un signe que le jeune homme n’est toujours pas redescendu de son nuage depuis le repêchage.

« C’est un sentiment incroyable de voir mon nom derrière ce chandail, mais c’est encore mieux de voir le logo devant, a-t-il affirmé d’un regard ébahi. J’aime le hockey et je viens d’un endroit où c’est très populaire, mais je ne peux pas comparer Montréal au Wisconsin. J’ai entendu dire que les gens sont réellement passionnés à Montréal. J’espère avoir la chance de porter le chandail et de jouer devant ses partisans. »

Des objectifs élevés

« Il est confiant, mais pas arrogant. » Marc Bergevin avait décrit Caufield de cette façon après le premier tour du repêchage.

On pourrait même dire qu’il est tombé dans une marmite de confiance. Questionné sur ses objectifs à ce court camp de développement, il a affiché ses couleurs.

« J’aimerais gagner un poste avec l’équipe dès cette année, a-t-il répliqué. Si je n’avais pas cette mentalité, je n’aurais pas ma place ici. Mon travail consiste à montrer aux gens que j’ai ma place ici. Si ça fonctionne, ce sera tant mieux. Mais si ça ne fonctionne pas, j’aurai encore beaucoup de temps devant moi. »

À moins d’un miracle, Caufield portera les couleurs des Badgers de l’Université du Wisconsin cette année. Il y retrouvera son frère aîné Brock au sein de l’équipe.

« J’ai déjà signé ma lettre pour l’université, mais je ne veux fermer aucune porte, a-t-il mentionné. On ne sait jamais ce qui peut arriver. »

Pour que le plan déraille avec l’Université du Wisconsin, Caufield devrait parapher un premier contrat professionnel dans les prochaines semaines. Malgré l’enthousiasme du jeune homme, ça ne devrait pas arriver. Bergevin et Trevor Timmins ont déjà dit qu’ils s’attendaient à voir leur jeune espoir prendre la route de la NCAA pour au moins une saison.

À l’instar de Ryan Poehling au cours des dernières années, Caufield ne participera pas au prochain camp d’entraînement du CH, en septembre. Il sera donc à Montréal uniquement pour le camp de développement.

Un marqueur né, c’est ce qui ressortait des conversations avec les différents recruteurs de la LNH sondés par Le Journal de Montréal avant le repêchage pour parler de Caufield.

72 buts en 64 matchs

Les chiffres ne mentent pas. À sa dernière saison avec le programme américain des moins de 18 ans, l’équipe des Jack Hughes, Alex Turcotte et Trevor Zegras, l’ailier originaire du Wisconsin a marqué 72 buts et obtenu 100 points en 64 rencontres.

Même s’il ne reproduira probablement plus jamais d’aussi bonnes statistiques, il se croit capable de produire à un bon rythme au prochain niveau, que ce soit dans la NCAA ou la LNH.

« Je resterai moi-même. Le hockey reste le hockey, a-t-il déclaré. Les gars seront plus gros et forts à ce niveau, mais je compose avec ça depuis que je joue au hockey. Je ne changerai rien. »

À Vancouver, Caufield n’a pas juste rencontré le capitaine Shea Weber, qui lui a remis son nouveau chandail. Il a aussi eu une conversation avec Brendan Gallagher, un autre joueur originaire de la Colombie-Britannique.

« C’était formidable de rencontrer Brendan au repêchage, il est l’une de mes idoles, a expliqué l’Américain. Plus jeune, je regardais aussi Martin St-Louis, un autre petit joueur. Aujourd’hui, j’aime beaucoup Alex DeBrincat, mais je ne dirais pas que j’essaie de modeler mon jeu sur le sien, j’essaie d’être Cole Caufield. Mais nos styles sont similaires à cause de notre petite taille. »