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Des travailleurs qui valent de l’or

Les employés de Bombardier pourront retrouver un emploi chez d’autres entreprises

Le vice-président, Ressources humaines de Pratt & Whitney Canada (P&WC), Kevin P. Smith, pense qu’il faut préparer le terrain pour que la région de Montréal demeure dans le peloton de tête mondial pour la densité et la qualité des emplois en aérospatiale.
Photo d’archives, Agence QMI Le vice-président, Ressources humaines de Pratt & Whitney Canada (P&WC), Kevin P. Smith, pense qu’il faut préparer le terrain pour que la région de Montréal demeure dans le peloton de tête mondial pour la densité et la qualité des emplois en aérospatiale.

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Les 400 travailleurs de Bombardier qui perdront leur emploi d’ici l’an prochain ne devraient pas avoir trop de difficulté à se retrouver un poste, estiment des acteurs de l’industrie.

« Sans aucun doute ! Les employés qui seront directement affectés par les mises à pied suite à l’arrêt de l’assemblage du CRJ à Mirabel, fin 2020, sont des personnes avec des connaissances techniques très importantes », répond du tac au tac la PDG d’Aéro Montréal Suzanne M. Benoit quand on lui demande si les travailleurs licenciés sauront se retrouver du travail.

D’après elle, ces employés recherchés pourront être recrutés pour participer au programme du Airbus A220, mais ils auront aussi leur place au sein des 200 entreprises du secteur au Québec.

Plus encore, Mme Benoit va même jusqu’à dire que les employés d’expérience disponibles « représentent une opportunité pour toutes les PME en manque de candidats ».

« Que ce soit pour nous ou les autres entreprises, on est constamment à la recherche de candidats », affirme également Patricia Bergeron, directrice des communications de Bell Hélicoptère.

Kevin P. Smith
Photo d’archives, Francis Halin
Kevin P. Smith

37 000 travailleurs

Pour sa part, Nathalie Paré, directrice générale du Comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale du Québec, ne passe pas par quatre chemins : les besoins sont criants.

« On a besoin de 37 000 personnes d’ici 10 ans, donc les 400 ne devraient pas avoir trop de difficulté à dénicher un poste. Je ne vois pas pourquoi ces personnes-là ne trouveraient pas », analyse-t-elle.

Même son de cloche pour la dirigeante de la firme de recrutement spécialisée en main-d’œuvre aéronautique JMJ, Josée Laroche.

« Je pense qu’ils vont se trouver un emploi assez facilement », lance-t-elle d’une voix assurée.

Selon elle, les employés qui le veulent sauront trouver chaussure à leur pied.

« Il va falloir que les candidats soient ouverts et prêts à essayer d’autres choses », ajoute-t-elle.

« De tout cœur »

Hier, le v.-p. Ressources humaines de Pratt & Whitney Canada (P&WC), Kevin P. Smith, avait une pensée pour les travailleurs touchés par l’achat du programme CRJ de Bombardier par Mitsubishi.

« Nous sommes de tout cœur avec les travailleurs affectés par la présente situation », a-t-il déclaré au Journal.

« Tous les candidats intéressés par un poste au sein de Pratt & Whitney sont invités à consulter notre site web pour en connaître davantage sur nos multiples possibilités de carrières », a-t-il ajouté.

De son côté, le président du Syndicat des machinistes de Bombardier à Mirabel, Yvon Paiement, s’est montré optimiste dans les circonstances.

« Je m’attends à ce que nos gens soient relocalisés, et on va tout faire pour parler à l’employeur parce qu’on a du temps devant nous autres. On va parler à l’employeur pour trouver des solutions », a-t-il conclu.