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Le capitalisme pour sauver la planète : yes sir

20 gestes quotidiens qui font une différence pour la planète
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Pour sauver la planète, c’est plus de capitalisme et plus d’économie de marché parallèlement à moins de réglementation, moins d’impôts, et pas de taxe carbone. Moins d’État et encore mieux, pas d’État.  

Il n’est pas nécessaire de grimper dans les rideaux et de me crier des noms : ce n’est pas moi qui dis ça, mais bel et bien des organismes de recherche sérieux, supposément indépendants, des universitaires émérites, des éditorialistes chevronnés et évidemment, le patronat lui-même, comme on peut le lire dans cet article du Devoir publié le 25 novembre 2016. 

Même s’il est financé par le patronat et par vous et moi, car les contributions à cet organisme privé sont déductibles d’impôts, l’IEDM (Institut économique de Montréal) se vante d’être indépendant. Dans La Presse du 22 avril 2010, Pierre Desrochers, chercheur associé à l’IEDM et professeur de géographie à l’Université de Toronto, a pondu cette merveilleuse et éclairante opinion qui fait honneur à la vraie vérité empirique: «Le capitalisme écologique. Ce n’est pas le militantisme vert qui a permis d’améliorer la qualité de notre environnement, mais l’économie de marché. Alors les groupes écologistes n’ont aucune utilité. Je dirais même qu’ils doivent nuire à la protection de l’environnement. 

Il faudrait faire comme Harper l’a fait en 2012 : «Les écologistes classés parmi les menaces à surveiller» (La Presse, 10 février 2012).  

Ça fait longtemps que l’Institut économique de Montréal défend avec acharnement et courage la cause écologique. Déjà en 2003, l’IEDM avançait, preuves irréfutables à l’appui, que «la recherche du profit améliore la qualité de l’environnement». Je vous conseillerais de lire à cet effet cet article publié dans Le Journal de Montréal intitulé : «Le capitalisme serait écologique». Il n’aurait pas fallu employer «serait», mais bel et bien «est» dans le titre de l’article, car ça laisse planer des doutes sur les bienfaits environnementaux du profit et de la richesse. 

Et aussi un autre article rédigé par le chercheur David Descôteaux de l’IEDM, publié cette fois dans la revue des comptables agréées en janvier 2015, intitulé : «Le capitalisme, ennemi de l’environnement?» Il faut être vraiment malfaisant pour prétendre que le capitalisme «libre» est l’ennemi de l’environnement. C’est plutôt un ami!  

Le ministère de l’Éducation du Québec, au lieu de poser cette question plate à l’épreuve de français de 5e secondaire, à savoir comment il est possible de s’adapter paisiblement aux changements climatiques, aurait dû prendre le titre de l’article pondu dans le magazine des comptables agréées par l’IEDM et poser aux étudiants du secondaire la question suivante: «Le capitalisme est-il l’ennemi ou l’ami de l’environnement?». 

Et encore mieux, le ministère de l’Éducation aurait pu demander à l’IEDM d’établir une grille d’évaluation et sous-traiter carrément la correction de cette question aux chercheurs aguerris et indépendantistes de l’IEDM. Voilà une façon pragmatique de moderniser et de rafraîchir nos façons de voir le lien consensuel et positif, et non le contraire, qui lie la recherche du profit et la protection de l’environnement.   

Prises de position d’universitaires réputés  

Contrairement à ce que plusieurs peuvent bien penser : «La croissance protège l’environnement». Tel était le titre d’une autre savante opinion publiée dans La Presse en 2001, rédigée par Jean-Yves Duclos, professeur à l’Université Laval et spécialiste en économie physique. Si une personne experte comme l’universitaire Jean-Yves Duclos le dit, c’est que ça doit être vrai, non?  

Même le professeur Pierre-Olivier Pineau des HEC, qui a une belle chaire universitaire financée par de grosses compagnies énergétiques, l’a dit : «Pourquoi se priver? Spécialiste du secteur de l’énergie (au profit de qui?). Pierre-Olivier Pineau estime que le Québec peut très bien exploiter ses hydrocarbures (même de schiste) tout en respectant ses objectifs en matière de réduction des GES» (Le Devoir, 10 décembre 2015).   

Mon coup de massue aux incrédules  

Encore dans La Presse, une belle entrevue accordée à Andrée-Lise Méthot en 2009, fondatrice de Cycle Capital Management, qui se résume à ceci, soit le titre de l’article : «La finance au secours de la planète». Oui, la survie des espèces animales et végétales passe par des bienfaiteurs fonds d’investissement spéculatifs. Moi j’aime la raison sociale toute anglaise donnée à ce fonds québécois. Ça fait plus sérieux en anglais qu’en français, n’est-ce pas?  

Vous n’êtes pas encore convaincu que notre survie passe par le marché libre et la recherche du profit, sans ingérence de l’État et des écologistes, alors voici la référence absolue qui va réussir à vous convaincre, parue dans La Presse du 15 avril 2015 : «Le capitalisme environnemental». D’après vous, qui en est l’auteur? Nul autre qu’Alain Dubuc, ex-éditorialiste en chef de ce cher quotidien. En homme vert qu’il est, Alain Dubuc est devenu administrateur d’une compagnie qui est spécialisée dans le cannabis. Quand le talent nous sort par les oreilles!  

Le temps presse pour agir  

«La dette écologique laissée aux prochaines générations?» (Radio-Canada, 19 octobre 2018). 

Afin de ramener à zéro notre dette écologique et aussi notre actuelle grosse dette publique, il n’y a qu’une seule véritable solution : le marché. En tout cas, c’est ce que certaines personnes, qui ont à cœur l’intérêt général, disent. Et n’oubliez pas que pour ces savants, la satisfaction de l’intérêt général passe par la satisfaction de l’intérêt particulier. Encore bravo au nouveau chef conservateur, Andrew Scheer qui, pour notre bien, tiens mordicus à ceci : «Scheer musellerait l’opposition aux pipelines» (Le Devoir 25 septembre 2018).   

«Le Canada a le pire bilan du G20 en matière d’émission de GES» (Le Devoir, 15 novembre 2018). 

Et pourquoi donc? «Voilà une autre bonne question d’examen que je suggère au ministère de l’Éducation. Le Canada est un cancre environnemental parce qu’il y a trop d’État, trop de réglementation, trop de tarifs et de taxes ainsi que trop d’écologistes. La seule et unique solution à la survie de la terre et des générations suivantes passe par le marché avec ses lois naturelles.