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Le violeur de Montréal-Nord a encore sévi

Il a avoué mercredi avoir payé une ado pour avoir du sexe à l’été 2017, trois semaines après la fin de sa sentence

Wisbens Démosthène devait dormir chaque soir dans une maison de transition des Laurentides à sa sortie du pénitencier.
Photo tirée de Facebook Wisbens Démosthène devait dormir chaque soir dans une maison de transition des Laurentides à sa sortie du pénitencier.

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Le violeur de Montréal-Nord a reconnu mercredi avoir payé une adolescente de 16 ans pour avoir des relations sexuelles avec elle, à peine trois semaines après la fin d’une longue sentence dont il a écopé pour des agressions sur neuf autres femmes.

La liste des femmes tombées dans les griffes de Wisbens Démosthène s’est malheureusement encore allongée mercredi.

Celui que l’on surnomme le « violeur de Montréal-Nord » avait fait neuf victimes en 11 mois dans ce secteur de la métropole, alors qu’il était lui-même adolescent.

Entre novembre 2005 et octobre 2006, il a ciblé au hasard des jeunes femmes blanches, minces, âgées de 13 à 27 ans, qu’il a agressées sexuellement.

Certaines ont été menacées à la pointe d’un couteau.

En juin 2009, Démosthène a été condamné à une peine de détention pour adultes de 10 ans et demi.

Le juge Gaétan Zonato l’a aussi déclaré délinquant à contrôler pour les sept années et demie suivantes.

Il était le premier mineur au Canada à recevoir cette étiquette, qui était assortie de conditions jusqu’en 2024.

Mercredi, Démosthène a plaidé coupable à des chefs d’obtention de services sexuels d’une mineure moyennant rétribution et de bris d’une ordonnance de surveillance de longue durée.

Dans l’autobus

Les faits remontent à juillet 2017. Trois semaines après la fin de sa sentence, le violeur invétéré a abordé la victime de 16 ans dans un autobus, à Saint-Jérôme, sur la Rive-Nord. Celle-ci correspondait en tous points au profil de ses victimes passées.

L’homme au physique imposant a promis 100 $ à l’adolescente pour un baiser, qui s’est finalement transformé en relation sexuelle complète, selon ce qui a été relaté au palais de justice de Saint-Jérôme.

Il a revu la jeune fille à trois autres reprises par la suite, chez cette dernière ou dans des motels.

« La victime était dans une position très vulnérable. Elle consommait énormément de hasch, de cannabis et de méthamphétamines. [...] Elle a maintenant repris sa vie en main », a fait valoir Me Claudia Carbonneau, de la Couronne.

Démosthène résidait dans une maison de transition et devait entre autres déclarer toutes ses relations intimes à son agent de surveillance, ce qu’il n’a pas fait.

L’agresseur a été ramené au pénitencier dès que l’adolescente a porté plainte à la police, en août dernier.

Deux ans de plus

Le juge Éric Côté l’a condamné mercredi à une peine de deux années de prison supplémentaires.

Compte tenu de sa détention préventive, il ne lui reste que neuf mois à purger.

« Il a le soutien de sa famille et souhaite sortir de détention le plus rapidement possible », a souligné Me Vicky Powell, de la défense.


► Vu cette nouvelle condamnation, l’étiquette de délinquant à contrôler devrait finalement coller à la peau de Wisbens Démosthène­­­ jusqu’en 2026.