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L’influence dominicaine

Felipe Alou
Photo d'archives Felipe Alou a été le gérant des Expos de 1992 à 2001.

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Quand Felipe Alou a quitté la République dominicaine pour rallier l’organisation des Giants de San Francisco à Lake Charles, en Louisiane, en 1956, il ignorait certes l’influence qu’il allait exercer sur la jeunesse de son pays.

Car en 2019, c’est la République dominicaine qui est le pays qui compte le plus de joueurs nés en dehors des États-Unis avec 102 représentants dans les majeures.

Et dans cette liste, le nom de Vladimir Guerrero fils n’apparaissait pas encore !

Il est permis de croire que parmi les joueurs les plus prometteurs à faire leur entrée dans les majeures, cette saison, les noms de Vlad Jr et Fernando Tatis Jr viennent en tête de liste. Ils sont tous deux originaires de cette petite île et semblent prêts à emboîter le pas aux Robinson Cano, Nelson Cruz, Edwin Encarnacion, Ketel Marte, Albert Pujols et Gary Sanchez, sans oublier les récents retraités Pedro Martinez, Big Papi Ortiz et Moises Alou !

De plus, chez les Rays de Tampa Bay, on ne tarit pas d’éloges à l’endroit d’un jeune homme de 18 ans du nom de Wander Franco, qui a abandonné ses études après sa sixième année et qui, à l’âge de 16 ans, a accepté un contrat de 3,835 millions $ de la part des Rays.

L’an dernier, dans la ligue des recrues, Wander, qui est ambidextre, a frappé pour une moyenne de ,351 avec 11 circuits et 57 points produits en 61 matchs. Et il a obtenu 27 buts sur balles, n’ayant été retiré au bâton que 19 fois.

Cette année, au niveau A, le jeune arrêt-court affiche un rendement offensif de ,326 avec six longues balles et 29 points produits, en plus de récolter 28 buts sur balles avec seulement 18 retraits sur trois prises.

Et en deux saisons, il a volé 17 buts !

Rei Ruiz, qui était le gérant de Franco l’an dernier avec les Hot Rods de Bowling Green, a fait le commentaire suivant au sujet de son élève :

« J’ai eu l’occasion de voir Vladimir Guerrero Jr à l’œuvre et il affichait la même confiance en ses moyens que Wander, mais je crois que ce dernier va être meilleur que lui ».

C’est pourquoi toutes les équipes du baseball majeur comptent aujourd’hui une académie pour leurs jeunes talents en République dominicaine.

C’est peu dire.

L’arbitre électronique

Au début de la saison de la ligue de l’Atlantique, un circuit indépendant, on a annoncé qu’une entente avait été conclue avec le baseball majeur dans le but de mettre à l’essai quelques innovations.

On parlait notamment de l’arbitre électronique pour juger les balles et les prises ainsi que de repousser de deux pieds et demi la plaque du monticule, soit de 60 pieds six pouces à 63 pieds du marbre !

L’expérience de l’arbitre électronique ne débutera officiellement qu’en deuxième demie du calendrier, alors que les installations seront complètes dans tous les stades du circuit.

J’ai joint un gérant d’une équipe de ce circuit qui m’a confirmé que l’on avait déjà commencé à tester cette innovation pour le moins révolutionnaire dans certains matchs, sans toutefois appliquer les résultats.

L’officiel au marbre est relié au robot par un système de communication qui l’informe si le lancer a été jugé balle ou prise. Selon le gérant, le système ne serait pas aussi infaillible qu’on le souhaite et certaines décisions du robot auraient été changées par l’officiel derrière le marbre.

Évidemment, cette innovation ne fait pas l’unanimité parmi les arbitres... humains !

Par contre, l’idée de repousser la plaque du lanceur à 63 pieds du marbre a été abandonnée en raison des objections soulevées par les lanceurs qui auraient quitté cette ligue si elle avait été mise en place.

Taxe punitive en baisse

Pour la première fois depuis l’instauration de la taxe punitive en 2003, seulement deux équipes ont dû contribuer puisqu’elles avaient dépassé la limite de 197 millions en salaires l’an dernier.

En effet, les Red Sox de Boston ont versé 11,95 millions $ en pénalité en raison d’une liste de paie de 239,5 millions $ tandis que les Nationals de Washington ont déboursé 2,39 millions $, car ils avaient distribué 205 millions $ en salaires en 2018.

Les Dodgers et les Yankees, deux clubs qui avaient l’habitude d’être lourdement taxés, ont évité la pénalité puisqu’ils avaient réduit leurs listes de paie respectivement à 195 millions $ et 192,98 millions $.

 

L’exploit de Willie Mays Aikens

Si on vous demandait qui a été le premier joueur qui a claqué deux circuits dans un même match de la Série mondiale, et ce, en deux occasions dans la même série, vous auriez peut-être le goût de répondre : Willie Mays.

Mais, vous n’auriez pas tout à fait raison... Car il s’agit de Willie Mays Aikens !

Aikens a réussi cet exploit lors du premier et quatrième match de la série mondiale de 1980. Malgré ce fait d’armes, l’ancien joueur de premier but des Royals de Kansas City n’avait malheureusement pas aidé son équipe à vaincre les Phillies de Philadelphie.

 

Tony Kubek, le plus jeune

Parmi les premiers joueurs qui ont mérité le titre de Recrue de l’Année dans la ligue américaine, c’est à Tony Kubek, des Yankees de New York que revient l’honneur d’avoir été le plus jeune.

Kubek a passé les neuf saisons de sa carrière dans l’uniforme des Bombardiers du Bronx et il avait mérité cet honneur en 1957 alors qu’il n’avait pas encore 22 ans. Il avait bouclé sa première campagne avec une moyenne de ,297 cognant 21 doubles, trois triples, trois circuits et produisant 39 points.

Il a fallu attendre 20 ans avant qu’un plus jeune joueur mérite un tel honneur, soit Eddie Murray, avec les Orioles de Baltimore.

 

Wade Davis, l’intouchable

Le releveur Wade Davis a connu une saison exceptionnelle en 2014. Dans l’uniforme des Royals de Kansas City, il a d’abord compilé un dossier de 9-2 avec une MPM de 1,00 en 71 sorties.

Puis, dans les séries éliminatoires, il n’a nullement ralenti... Dans le match « Wild Card » il a aidé les Royals à vaincre les A’s en lançant une manche parfaite pour ensuite ne donner qu’un seul point en trois manches aux Angels dans la série de division. Puis, en série de championnat, il a blanchi les Orioles tout en remportant deux gains en cinq manches.

Enfin, bien qu’il n’ait donné qu’un point non mérité en série mondiale, il a vu les Giants l’emporter en sept matchs.