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Marilou est «tannée» de se faire accuser «d’être encore anorexique»

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Marilou Bourdon remet les pendules à l’heure sur les troubles alimentaires dans le premier épisode du nouveau balado de QUB radio, Les leçons de vie racontées à Anne-Lovely. Celle qui a souffert d’anorexie en a assez de se faire juger sur son poids.  

«C’est important de clarifier le fait qu’un trouble alimentaire, ce n’est pas nécessairement un problème que tu as avec la bouffe. C’est super émotif et tu transposes ça dans la bouffe», explique la femme d’affaires derrière la marque Trois fois par jour.   

   

  • ÉCOUTEZ le premier épisode du balado Les leçons de vie racontées à Anne-Lovely:   

  

«Mais c’était un problème psychologique, l’anorexie et les compulsions et l’obsession avec la bouffe, poursuit-elle. C’est comme si j’avais besoin de contrôler quelque chose et, moi, ç’a été sur mon corps et la bouffe et tout ça.»   

Marilou en a assez «d’être accusée d’être encore anorexique» parce qu’elle est mince.   

  

  

«Parce que je sais qu’il y a des gens qui me regardent et qui sont comme: “Elle est encore anorexique et elle ne s’assume pas.” Parce que les gens associent le poids physique à ça, alors qu’un trouble alimentaire, ça se passe entre les deux oreilles.»   

  

  

Elle affirme qu’un trouble alimentaire, «c’est une peur de devenir plus gros, c’est une peur de perdre le contrôle, c’est une peur de tomber dans la compulsion».   

«C’est complètement psychologique et tu ne te vois pas comme tu es. Moi, je ne me voyais pas du tout comme je suis. Pas du tout», ajoute-t-elle.   

Rendre la cuisine attrayante  

L’idée de créer Trois fois par jour lui est venue lorsqu’elle s’est affranchie de son trouble alimentaire.   

«Un moment donné, j’ai consulté. J’ai commencé à me guérir et j’ai recommencé à manger trois fois par jour. Et là, je me suis dit: “Je sais que ça a l’air vraiment niaiseux, manger trois fois par jour, mais, pour moi, c’est extraordinaire et je veux faire quelque chose avec ça.”»   

  

  

«Je me suis dit: “Je vais tellement rendre la cuisine attrayante, même pour la personne la plus malade – qui était moi, en fait, quelques années plus tôt –, que tout le monde va avoir envie de manger”. Et c’était ça, le but de Trois fois par jour.»   

Marilou souhaite d'ailleurs utiliser ses plateformes pour «conscientiser les gens» au fait «que le poids, ça veut un petit peu rien dire».   

Si son entreprise, qui compte maintenant une quinzaine d'employés, en venait «à ne plus servir à personne», elle y mettrait un terme.   

  

  

«Tant que ça va faire vibrer les gens, et moi et mon équipe, je vais continuer avec tellement de passion. J’aime tellement ce que je fais. Mais si ça s’arrête, je vais faire autre chose et c’est tout.»

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