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«Une opportunité incroyable» -Stephen Bronfman

Stephen Bronfman est ouvert à la proposition des Rays et de son propriétaire Stuart Sternberg

SPO-Annonce d'une possibilité de partage d'une équipe de baseball á Montréal avec les Rays de Tampa Bay
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

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Même si le concept d’une formation partagée entre deux villes semble relever de l’utopie, Stephen Bronfman le voit comme « une vraie chance d’avoir une équipe du baseball majeur ici à Montréal ».

Bronfman a rencontré les médias montréalais dans ses bureaux de Claridge au centre-ville, mercredi après-midi, pour commenter le plan proposé par le propriétaire des Rays de Tampa Bay, Stuart Sternberg. L’homme d’affaires avait le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Et pour cause.

Pour la première fois depuis le départ des Expos en 2004, il a reçu un signal important quant à la possibilité de ramener le baseball majeur à Montréal à moyen terme. Il a propagé la bonne nouvelle même si le plan prévoit seulement une quarantaine de matchs locaux à compter de juin 2024.

« Depuis plusieurs années, nous préparons les bases du retour du baseball à Montréal, a mentionné Stephen Bronfman. Nous croyons que nous sommes une ville des ligues majeures.

« Nous avons fait tous nos devoirs et nous avons couvert tous les coussins. »

Son bras droit chez Claridge, Pierre Boivin, était tout aussi enthousiaste.

« C’est une opportunité extraordinaire de pouvoir explorer ce concept-là, a-t-il souligné. On part tous avec les mêmes questions, les mêmes anxiétés et les mêmes réserves jusqu’à un certain point.

« On se doit de penser différemment. Il n’y a pas un modèle d’affaires qui n’est pas mis au défi dans toutes les sphères de la société et de l’économie. On est loin d’avoir toutes les réponses, mais on a une très bonne équipe qui va se pencher sur toutes les questions à Tampa Bay et à Montréal.

« On doit attendre qu’eux puissent aller de l’avant pour explorer ce concept. »

Pas une option

Au cours des sept dernières années, le Montréalais a rencontré plusieurs propriétaires du baseball majeur, dont Sternberg.

« Un déménagement n’était pas une option pour les Rays, a-t-il ajouté. Puis, nous avons amené le concept des villes sœurs. Toutefois, ce n’était pas plus qu’une idée intéressante jusqu’au moment où on a reçu l’approbation du baseball majeur pour l’explorer la semaine dernière.

« On est excités par le concept et par le fait de travailler avec ce groupe. Je suis ravi de voir où on est rendu dans ce voyage. »

Autre point très positif. C’est le baseball majeur qui a choisi Montréal pour ce projet et non Sternberg. Ça signifie que la ville et le groupe de Bronfman sont dans les bonnes grâces du commissaire Rob Manfred et des propriétaires. Un appui qui n’a pas de prix.

À l’époque, les Expos évoluaient dans la section Est de la Ligue nationale. Si le baseball revenait dans la métropole, ce serait dans l’Est, mais dans la Ligue américaine.

Rivalité

Cela signifie que cette formation de Montréal-Tampa pourrait entretenir des rivalités avec les Yankees de New York, les Red Sox de Boston et les Blue Jays de Toronto.

« C’est une opportunité incroyable, a mentionné Bronfman. Peu importe combien de matchs on aurait, je crois que ce serait la folie. Tout le monde voudrait avoir un siège pour venir voir les Yankees ou les Red Sox.

« On pourrait faire la Pearson Cup avec les Blue Jays alors qu’ils seraient dans la même division que nous. »

Bronfman et Boivin ont tenté de répondre aux questions du mieux qu’ils le pouvaient, mais on devra encore attendre quelques mois avant d’avoir la majorité des réponses sur ce nouveau concept entre les deux villes.

Par contre, la confiance des deux hommes d’affaires dans leurs propos laisse présager que le train de Montréal est dans la bonne direction. Voyons maintenant s’il arrivera à la bonne gare.

Ce que Bronfman et Boivin ont dit...

Sur le fait de ne pas attendre l’opportunité d’avoir une équipe permanente

« On a la chance d’avoir une équipe de baseball bientôt. L’expansion n’est pas dans les cartes. On ne sait pas si ça va arriver dans la prochaine décennie ou si ça va arriver tout simplement. On a la possibilité de commencer ce travail avec une équipe existante qui est très professionnelle. C’est une équipe très forte. Je crois qu’on pourrait faire quelque chose de vraiment spécial. »

Sur la réaction des autres investisseurs de Montréal par rapport à une équipe à temps partiel

« On est très contents de ce qui se passe avec Stuart (Sternberg). Ça fait quelques années qu’on parle ensemble. C’est un monsieur très intègre et un bon homme d’affaires. Il s’entendrait bien avec notre groupe. C’est clair qu’il faut avoir une bonne présence locale au sein des actionnaires même si elle est minoritaire. Ça va être géré par une équipe. Tous les membres de notre groupe vont demeurer en place avec ce concept. »

Sur la réaction des amateurs quant au concept de partager une équipe avec Tampa

« Montréal est une ville novatrice, créative et ouverte. Elle est parfaite pour une idée comme celle-là et pour quelque chose qui n’a jamais été fait. C’est un concept nouveau et intéressant.

Je ne crois pas qu’on va se placer en position de perte de vitesse. Au contraire. On a quelque chose qui est là. Ce n’est pas comme les premiers jours des Expos où tout était à bâtir. On embarquerait avec de vrais professionnels. »

Sur le nom d’une possible équipe à deux villes

« On n’a pas encore pensé au nom de l’équipe. Les Montréalais sont ouverts et c’est très excitant d’avoir du baseball. Les gens sont capables de s’adapter. »

Quelle est la suite des choses ?

Avec les Rays : « Ils doivent d’abord obtenir l’approbation de la ville de St. Petersburg pour faire l’exploration du concept. Par la suite, on va pouvoir commencer à échanger des informations. On a fait beaucoup de travail sur notre marché. On a beaucoup d’informations à partager. Ils ont plusieurs informations pour un nouveau stade qu’ils aimeraient bâtir. »

Pour le stade à Montréal : « La consultation pour le Sud-Ouest va débuter à l’automne. Les décisions devraient être prises avant la fin de 2019. Le changement de zonage devrait se faire dans les premiers mois de 2020. Pendant ce temps, on va pouvoir compléter notre analyse du concept. Avant d’arriver à l’emplacement exact d’un stade, on a encore neuf mois de travail devant nous. On ne peut pas bâtir un nouveau stade sans un plan définitif, une entente définitive et les approbations nécessaires du baseball majeur. »

– Pierre Boivin

Sur le financement public d’un stade avec un propriétaire majoritaire américain

« Il faut être prudent avec ce type d’hypothèse. On n’a pas la réponse. On n’a pas encore commencé à analyser le dossier. C’est un nouvel outil économique qui peut avoir des retombées pour la ville et la province. Que ce soit avec 41 ou 82 matchs, les retombées seraient assez importantes. »

– Pierre Boivin