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Une mère aurait facilité les abus sur sa fille par un sexagénaire

Carol Pelletier, Agresseur sexuel
Photo TVA Nouvelles Carol Pelletier, Agresseur sexuel

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Une mère accusée d’agressions sexuelles par complicité aurait, malgré une interdiction de la DPJ, facilité les rencontres entre un sexagénaire et sa fille de 9 ans qu’il considérait comme sa « blonde ». Elle fait face à deux nouvelles accusations au terme de son enquête préliminaire.

En avril dernier, Carol Pelletier a reçu une peine de six ans pour des agressions sexuelles complètes sur une adolescente alors qu’elle était âgée entre 9 et 12 ans.

Quelques jours plus tard, la mère de la fillette a été arrêtée pour incitation à des contacts sexuels et agressions sexuelles par complicité.

Alors qu’un interdit de contact de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) avait été émis en novembre 2016 entre la fillette et Pelletier, la mère aurait tout de même favorisé les contacts et donc les agressions.

16 000 $ de cadeaux

C’est Carol Pelletier lui-même qui a été entendu lors de l’enquête préliminaire de la femme de 29 ans.

Comme véritable pourvoyeur, Pelletier aurait dépensé au moins 16 000 $ en tablettes électroniques, vélo, nourriture et vêtement pour l’adolescente et sa famille.

Malgré l’interdit de contact de la DPJ en novembre 2016, Pelletier aurait bénéficié de l’aide de la mère pour voir l’adolescente.

« Elle savait que [la victime] était amoureuse de moi. Elle me l’avait dit », a raconté l’homme de 61 ans.

L’adolescente faisait des crises lorsqu’elle ne pouvait pas voir Carol Pelletier et s’arrachait les cheveux ou les poils pour les manger. « Sa mère m’appelait pour me dire que j’étais le seul qui pouvait l’empêcher de faire ça », a ajouté Pelletier.

« Aveuglement volontaire »

La mère a donc convaincu l’homme de Shawinigan de se rapprocher de Laurier-Station lorsque la famille a déménagé.

Elle donnait rendez-vous à Pelletier ou allait conduire sa fille dans des lieux isolés comme un champ ou un « pit de sable » pour qu’ils se voient.

À une autre occasion, l’accusée aurait dit « d’attendre la noirceur » avant que Pelletier ne se présente au domicile. « Oui j’ai des torts et je paye pour », a dit Pelletier.

Ce n’est qu’au printemps 2018, quand la sœur de la victime a filmé les attouchements qu’une plainte a été faite. Pendant le témoignage du sexagénaire, la mère pleurait et réagissait fortement.

Au terme de l’enquête préliminaire, la procureure Mélanie Dufour a demandé et obtenu que deux nouvelles accusations soient déposées contre la mère.

Selon la preuve, cette dernière a « exposé sa fille à un péril permanent pour la santé » au moins par « aveuglement volontaire ». Elle est aussi accusée de négligence criminelle avec lésions.