/news/education
Navigation

Voyage payé à des New-Yorkais pro-maternelle 4 ans : «C’était une excellente idée», dit le ministre Roberge

Voyage payé à des New-Yorkais pro-maternelle 4 ans : «C’était une excellente idée», dit le ministre Roberge
Photo Simon Clark

Coup d'oeil sur cet article

Payer le voyage à des alliés new-yorkais venus témoigner à l’Assemblée nationale en faveur du projet caquiste de maternelle 4 ans pour tous était justifié, estime le ministre Jean-François Roberge.

 «C’était une excellente idée de faire venir ces personnes-là, a-t-il lancé mercredi, au sortir de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. C’était des gens qui avaient une expertise extraordinaire». 

 Geste très inhabituel, le ministère de l’Éducation a assumé les frais de déplacement, de restauration et d’hébergement de deux responsables de l’implantation d’un réseau universelle de prématernelle à New York, une facture de 4825$. Carlyn A. Rahynes et Rafael Alvarez ont participé aux consultations sur le projet de loi de la CAQ qui permet de déployer des classes de maternelle 4 ans à l’ensemble du Québec. 

 Le gouvernement a également accepté de payer 2400$ pour le voyage d’une intervenante torontoise pro-maternelle 4 ans. 

Cette manœuvre a suscité la grogne dans l’opposition, qui a demandé au président de l’Assemblée nationale de se pencher sur le geste inusité de Jean-François Roberge. Libéraux, solidaires et péquistes dénoncent une forme d’ingérence de l’exécutif dans le processus législatif, qui est réalisé généralement par l’ensemble des parlementaires, tous partis confondus. 

«On avait besoin d’avoir le témoignage de personnes (provenant) d’États qui sont presque voisins du nôtre, l’Ontario, la ville de New York ne sont pas loin, ils vivent ce qu’on veut implanter et personne au Québec pouvait faire le témoignage qu’eux pouvaient faire. Moi je pense que c’était nécessaire de le faire», a répliqué le ministre de l’Éducation. 

Chaque jour, les experts en vulgarisation d'En 5 minutes proposent un format audio inspiré de la page publiée dans Le Journal.

Est-ce que son ministère accepterait de payer les coûts de déplacement d’intervenants qui ne sont pas en faveur des projets du gouvernement? M. Roberge a affirmé que la question ne s’est pas posée jusqu’à maintenant. 

«Si ça peut nourrir les travaux, si ça peut vraiment nourrir la réflexion, je pense que ça peut être utile. Tout le monde a bénéficié du témoignage des gens qui sont venus de New York, des gens qui sont venus de l’Ontario, ça a nourri la réflexion, le projet de loi va être meilleur à cause de cela», a-t-il renchéri.