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École primaire de L’Île-des-Sœurs: une dizaine d’arbres matures coupés sur le terrain

École primaire de L’Île-des-Sœurs: une dizaine d’arbres matures coupés sur le terrain
BÉATRICE ROY-BRUNET/24 HEURES/AGENCE QMI

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Une dizaine d’arbres matures ont été rasés mercredi sur le terrain de l’école primaire de L’Île-des-Sœurs (ÉPIDS), à Montréal, malgré l’inquiétude manifestée par des citoyens qui craignent que cette décision favorise la création d’un îlot de chaleur.

Onze arbres devaient initialement être coupés dans la cour de l’école. Lors du passage du «24 Heures» jeudi, le chantier ne permettait pas de constater la quantité d’arbres qui n’y étaient plus. Le directeur d’ÉPIDS, Éric Rivard, et la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) n’étaient pas non plus en mesure de répondre à la question.

«On devait concilier écologie, sécurité et fonctionnalité», a expliqué M. Rivard.

Trois agrandissements ont eu lieu au fil des ans dans la cour de l’école sans aucun drainage, ce qui a créé des inondations au printemps et à l’automne.

«On avait aussi une question de sécurité. On avait des dénivelés. On va essayer de diminuer les dénivelés qui étaient accidentés», a avancé M. Rivard.

Des travaux de canalisation devront également être réalisés dans la cour. «Il y a des endroits où, quand il y a eu des agrandissements, on mettait juste de l’asphalte autour des arbres», a-t-il poursuivi.

Certains arbres matures étaient malades et devaient aussi être coupés.

Îlot de chaleur

Certains citoyens avancent que la création d’un îlot de chaleur, où la température est plus élevée en raison de la grande présence de béton et d’asphalte, est préoccupante.

«Avec tous les arbres qui existaient, on avait une couverture de canopée de 37%. [... ] Du jour au lendemain, en coupant les arbres, on vient de créer un immense îlot de chaleur de 24 000 pieds carrés», a dit Bernard Tessier, un citoyen qui s’est mobilisé pour la cause.

M. Tessier souligne également qu’il aurait été possible de travailler avec les arbres matures. «On préfère couper. On rase ça. On sort la machinerie et on met de l’asphalte», a-t-il déploré.

Selon Éric Rivard, un souci particulier a été porté à l’écologie afin d’éviter de créer un îlot de chaleur. Le couvert forestier de la cour d’école sera «triplé d’ici cinq à dix ans», selon lui.

«Il y a un souci écologique qui a été fait pour qu’il y ait moins de surface d’asphalte, du drainage naturel et une augmentation du couvert forestier», a ajouté le directeur d’école.

Bernard Tessier et d’autres résidents de L’Île-des-Sœurs ont tenté d’empêcher la coupe des arbres en sollicitant l’arrondissement de Verdun. Ceux-ci ont finalement contacté l’Ombudsman de Montréal. La requête est présentement l’objet d’une enquête.