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Investir pour prévenir les retards de développement chez les jeunes

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SHERBROOKE | Le gouvernement Legault souhaite diminuer l'attente pour les services aux enfants ayant des retards de développement. Le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, a annoncé jeudi, à Sherbrooke, l'octroi d'une somme de 2,3 millions $ pour développer des ressources.

À son entrée à la maternelle, un enfant sur quatre accuse un retard de développement. Qu'il s'agisse d'une déficience physique et d'une déficience intellectuelle, ou encore du trouble du spectre de l'autisme, un diagnostic précoce peut faire une énorme différence dans la vie de l'enfant.

«Un enfant qui a un retard de langage qui n'est pas associé à une pathologie développementale importante, si on met en place des mécanismes de stimulation, il va récupérer, puis il va arriver à l'école, puis il va être au même niveau que les autres», a expliqué la chef de la pédiatrie au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie, la Dre Thérèse Côté-Boileau.

Le gouvernement ajoute des ressources professionnelles dédiées au dépistage et aux interventions. Spécialistes en neurodéveloppement, ergothérapeutes orthophonistes, les services sur le terrain seront bonifiés et les effectifs seront suffisants pour y parvenir, promet-on.

«On espère pouvoir avoir une bonne vingtaine de professionnels. Quand on avait déposé le projet au mois de janvier, on avait eu l'appui de tous les ordres professionnels. Donc, on croit que si les postes sont attrayants, les postes vont se remplir», a assuré le ministre Carmant.

Actuellement, pour un enfant qu'on soupçonne atteint d'un trouble du spectre de l'autisme, l'attente d'un diagnostic est beaucoup trop longue.

«C'est à peu près plus d'un an d'attente pour l'évaluation diagnostique. Puis là, c'est une autre année d'attente, et des fois une année et demie, avant d'avoir un intervenant», a indiqué Caroline Gelly, adjointe à la direction, intervenante soutien aux familles et aux personnes autistes chez Autisme Estrie.

Bien qu'ils se réjouissent des intentions de réduire les délais pour faciliter l'accès à un travailleur social, les organismes d'aide et les services de répit continuent de déplorer leur manque de financement.

«En ce moment, on a des listes d'attente pour nos quatre répits. On a été obligés de refuser quelques enfants au camp d'été. Il va falloir que les organismes comme le nôtre soient plus soutenus pour qu'on puisse répondre à la demande, qui augmente vraiment», a poursuivi Mme Gelly.

En tout, ce sont 88 millions $ que le gouvernement du Québec entend investir d'ici 2024 dans différentes mesures de soutien aux enfants et à leur famille.