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Cannabis: la SQDC magasine ses produits comestibles

GEN-OUVERTURE D'UNE BOUTIQUE DE LA SQDC
Photo d'archives, Agence QMI

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La Société québécoise du cannabis (SQDC) se prépare à la légalisation des produits comestibles et des dérivés du pot. La direction a dernièrement rencontré plusieurs producteurs afin de dresser un inventaire des produits disponibles.

«Effectivement, nous avons commencé à rencontrer des producteurs pour connaître les possibilités du marché», confirme au Journal le responsable aux communications, Fabrice Giguère, demeurant tout de même prudent dans ses réponses.

Il rappelle que le gouvernement du Québec devra pondre au cours des prochains mois un cadre législatif pour délimiter les balises de ce nouveau marché. Ce dernier est évalué par la firme Deloitte à 2,7 milliards $ au Canada par année.

D’ici la fin de l’année

Le 14 juin dernier, Santé Canada a révélé que les premiers produits comestibles devraient être disponibles en magasins et en ligne à partir du 16 décembre 2019.

Muffins, bières, brownies, friandises, produits de beauté, la SQDC a regardé plusieurs produits. La direction refuse toutefois de dévoiler, pour le moment, ce qui pourrait apparaître sur ses tablettes.

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«On va déployer une offre en fonction de la position du gouvernement», répond M. Giguère, précisant qu’aucun équipement n’a encore été acheté pour l’aménagement de ces produits dans les succursales.

Étendre le réseau

Même si la loi québécoise prévoit actuellement qu’il n’y a que la SQDC qui pourra vendre des produits à base de cannabis, les épiceries et les dépanneurs aimeraient bien que le gouvernement pense à élargir le réseau de vente.

«Si le gouvernement est prêt à discuter avec nous, c’est certain qu’on serait prêt à avoir des produits dans nos magasins. Cela pourrait être des aliments comestibles», note Stéphane Lacasse, responsable aux communications à l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA). «Malheureusement, l’ancien gouvernement avait fermé la porte assez rapidement», poursuit-il.

Ce n’est pas la première fois que l’ADA prend position dans ce dossier. En 2017, l’organisation avait déposé un mémoire afin que Québec profite de son réseau de détaillants en alimentation, qui compte plus de 8000 points de vente, pour vendre du cannabis récréatif. L’ADA faisait valoir qu’elle offrait déjà des produits réglementés comme l’alcool, les loteries et le tabac.

Même son de cloche du côté de l’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ).

«C’est un dossier qu’on regarde de près. Nous avons un intérêt. C’est certain que s’il y a un jour des bières ou des liqueurs au cannabis, nous aimerions pouvoir les vendre à travers notre réseau», souligne le président, Yves Servais.

Plusieurs entreprises ont annoncé qu’elles voulaient profiter du marché des produits comestibles et des dérivés à base de cannabis. Le Groupe Kameleon a notamment l’intention de construire une usine dans Charlevoix.