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Le troisième lien, une «grosse bébelle», selon Catherine Dorion

Le troisième lien, une «grosse bébelle», selon Catherine Dorion
Photo d'archives, Stevens LeBlanc JOURNAL DE QUÉBEC

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Quelques heures après l’annonce de la construction prochaine d’un tunnel entre Québec et Lévis, Catherine Dorion a réitéré sa critique du troisième lien, le qualifiant de «gros jouet», aussi coûteux sur le plan des finances publiques que de l’environnement.   

«On est en train de faire un méga projet énorme qui est une grosse bébelle. Il y a des besoins criants au Québec dans toutes les sphères, et là, on est en train de promettre un espèce de gros jouet aux Québécois», a commenté d’emblée la députée de Taschereau.   

En entrevue avec Rose-Aimée Automne T. Morin à QUB radio, la membre du caucus de Québec solidaire a soulevé une fois de plus que le projet coûtera cher aux contribuables, tant en fonds publics que sur le plan environnemental, tout en leur apportant très peu de gains au quotidien.   

ÉCOUTEZ l’entrevue de Catherine Dorion à QUB radio:  

«Le projet est non seulement pas pertinent, il n’est pas acceptable non plus. Quand on pense à tout ce que ça va coûter en fonds publics, c’est énorme. Je pense que les gens ne réalisent pas», a-t-elle soulevé, imageant que le projet coûtera entre «25 et 50 Centres Vidéotron».   

La solution, selon Catherine Dorion, passerait plutôt par le transport collectif et le transport actif pour qu’au final, il y ait «moins d’autos sur les routes».   

Cela dit, cette dernière reconnaît qu’il y a encore des efforts à faire de ce côté, notamment en offrant de meilleurs services de transport en commun, pour que la proposition soit plus alléchante pour les résidents de la banlieue.   

«En ce moment, ce n’est pas super intéressant pour des gens qui habitent en banlieue de prendre le transport en commun. Le service est, disons, pas le plus moderne qu’il pourrait être, il n’est pas le plus tentant», a-t-elle affirmé.   

Bien que le projet de troisième lien continue de cheminer, la députée indique qu’elle et ses collègues de Québec solidaire ne cesseront pas de militer contre la construction du tunnel, promettant de se lier à d’autres groupes pour «faire comprendre» leur point de vue.   

«On n’est pas niaiseux, ce n’est pas pour rien qu’on est contre ça. On comprend que ça peut être tentant, mais il faut creuser la question en profondeur. [...] Dans notre vie personnelle, on réfléchit les investissements gros de même. Il faut le faire pareil dans notre vie collective», a-t-elle laissé tomber.

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