/finance/business
Navigation

Les ingénieurs d’Hydro-Québec n’excluent pas un débrayage

Coup d'oeil sur cet article

Hydro-Québec est toujours incapable de s’entendre avec ses ingénieurs, qui sont sans contrat de travail depuis près de six mois. Une clause géographique de 48 kilomètres sépare les deux parties. La grève n’est pas écartée.

Au cours des dernières semaines, le Syndicat professionnel des ingénieurs d’Hydro-Québec (SPIHQ) a intensifié ses moyens de pression pour tenter de dénouer l’impasse.

«On est uni et mobilisé. On espère que la direction d’Hydro-Québec comprend que l’on est sérieux dans nos démarches», a indiqué mercredi au Journal le président du SPIHQ, Nicolas Cloutier.

Alors que les sept autres syndicats de la société d’État ont ratifié leur nouvelle convention collective l’an dernier, les négociations avec ses 2000 ingénieurs traînent toujours en longueur.

Mandat de grève

Les dernières offres d’Hydro-Québec ont été rejetées à plus de 98 % par les ingénieurs de la société d’État. Ces derniers ont même voté un mandat de grève à 95 % tout en quittant la table de négociation.

Le cœur du litige repose essentiellement sur une clause géographique, appelée la «clause 48 km», qui permet à un ingénieur d’être réaffecté dans un rayon de 48 kilomètres en cas de fermeture ou d’abolition de son poste.

La direction d’Hydro-Québec souhaite que cette clause soit abolie dans la nouvelle convention collective afin d’uniformiser les conditions des ingénieurs avec les autres travailleurs de l’entreprise.

Les ingénieurs craignent que si cette clause tombe, la direction d’Hydro-Québec accélère les réorganisations au sein de ses divisions tout en fermant et en relocalisant ses bureaux administratifs.

Alors qu’elle a offert 10 % de hausses de salaire sur cinq ans à ses autres employés, Hydro-Québec ne consent que 5 % sur cinq ans à ses ingénieurs s’ils décident de conserver leur clause de 48 km.

«Nous souhaitons travailler de façon constructive avec le syndicat afin de dénouer l’impasse. Nous attendons un retour de leur part pour la suite des choses», a fait savoir mercredi un porte-parole d’Hydro-Québec, Serge Abergel.