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Les Rays «donnent» les billets

Une promotion agressive avec des tickets à 2 $ pour la visite des Orioles

Les amateurs de baseball ne se bousculent pas dans les tourniquets au Tropicana Field pour assister aux matchs locaux des Rays.
Photo d’archives Les amateurs de baseball ne se bousculent pas dans les tourniquets au Tropicana Field pour assister aux matchs locaux des Rays.

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Tactique pour se faire pardonner d’avoir affirmé cette semaine que Tampa Bay n’était pas en mesure d’accueillir 81 matchs de baseball par saison ou tentative d’attirer les spectateurs au Tropicana Field, la direction des Rays a préparé une promotion agressive en vue de la semaine prochaine.

Alors que les Orioles de Baltimore, bons derniers dans la division de l’est de l’Américaine, seront de passage à St. Petersburg pour une série de trois matchs en début de semaine prochaine, l’équipe a mis en vente des milliers de billets à 2 $ l’unité.

Ils ont même diminué le prix de certains aliments et boissons dans les concessions. Une stratégie qui n’est pas sans rappeler celle des fameux hot-dogs à 1 $ qu’on pouvait trouver au Stade olympique à la fin de l’aventure des Expos, autrefois.

Depuis l’annonce du plan tordu du propriétaire majoritaire Stuart Sternberg, mardi après-midi, la colère gronde dans le centre de la Floride. Bien que les Rays affichent la 29e moyenne du baseball majeur au chapitre des assistances, certains irréductibles ont décidé de lancer une pétition en ligne dans les heures suivant la conférence de presse.

« Sternberg croit que Tampa Bay ne mérite pas une équipe de baseball distinctive et que les partisans soient en mesure de la supporter avec succès », a écrit l’instigateur de la pétition, Max Baker.

« En signant, on lui prouverait que les Rays ont véritablement des partisans, a-t-il ajouté. Un propriétaire qui se préoccupe vraiment de son équipe verrait que la meilleure décision serait de rapprocher le stade de l’autre côté de la baie, à Tampa, où sont la majorité des fans. »

Dans cette seconde affirmation, Baker touche un point. Le vétuste Tropicana Field est situé à 35 kilomètres du centre-ville de Tampa. Dans sa conférence de presse, mardi, Sternberg a toutefois mentionné qu’il cherchait à garder le domicile de son club à St. Petersburg comme le marché immobilier y est moins dispendieux.

Plus de 500 personnes ont signé la pétition. Certains signataires ont évidemment livré leurs états d’âme, sans dentelle, par rapport au projet de garde partagée.

Selon les données compilées par Nielsen à la fin de la saison 2018 quant aux cotes d’écoute à la télévision, les Rays figuraient au 20e rang des 30 équipes des ligues majeures, en décroissance de 9 % par rapport à 2017. Ils étaient parmi les 14 clubs à avoir enregistré une note négative alors qu’environ 46 000 foyers avaient regardé les matchs au petit écran.

Retour à la maison

Les Rays rentrent à domicile ce soir en accueillant les Rangers du Texas. Certains billets sont disponibles à 7 $. Ce sera un premier contact avec leurs partisans depuis leur victoire face aux Angels de Los Angeles le 16 juin.

Jusqu’à leur rencontre face aux Twins du Minnesota jeudi, les Rays avaient subi sept défaites en neuf matchs, étant d’ailleurs balayés par les Yankees de New York la semaine dernière. Quelques heures après l’explication du plan par Sternberg, le club a essuyé un dur revers de 9 à 4.

Dans cette séquence à domicile de 10 matchs en autant de jours, ils auront à redresser la barque pour éviter de creuser leur retard sur les Yankees. Les bombardiers du Bronx seront de passage sur la grève de la baie de Tampa pour une série de quatre matchs débutant le jour de l’Indépendance du 4 juillet, fête nationale américaine.