/world/pacificasia
Navigation

Un navire militaire canadien frôlé par deux chasseurs chinois

Coup d'oeil sur cet article

Deux chasseurs de l’armée de l’air chinoise ont survolé à très basse altitude un navire de guerre canadien qui naviguait en mer de Chine orientale, dans les eaux internationales, a annoncé jeudi le ministère canadien de la Défense.

Une semaine après avoir franchi le détroit de Taïwan, la frégate NCSM Regina se dirigeait lundi en direction de la Corée du Nord quand « deux avions de chasse Su-30 des forces aériennes de l’armée populaire de Chine sont passés près du navire, dans un rayon d’environ 300 mètres et à une altitude d’environ 30 mètres », a indiqué un porte-parole de la Défense . 

Ce survol par les deux chasseurs chinois « n’était pas provocateur, ni dangereux, ni surprenant étant donné la proximité avec la Chine », a remarqué le ministère canadien de la Défense. 

« Bien que la frégate avait été suivie par des navires et par un avion de l’armée populaire chinoise depuis son départ du Vietnam (...), c’est la première fois qu’ils se sont autant rapprochés », a-t-il souligné dans un communiqué à l’AFP. 

En outre, l’hélicoptère canadien accompagnant le Regina « a détecté un laser dirigé vers (lui), qui provenait d’un navire de pêche », a indiqué la Défense canadienne, soulignant que « personne n’a été blessé au cours de cet incident ». 

La frégate Regina, accompagnée du ravitailleur naval Asterix, a franchi le 18 juin l’étroit détroit entre la Chine et Taïwan, pour la première fois depuis le début de la crise diplomatique sans précédent entre Ottawa et Pékin. 

Les navires militaires canadiens avaient auparavant fait escale dans la baie de Cam Ranh au Vietnam, puis avaient mis le cap sur le Nord-Est de l’Asie dans le cadre d’une opération internationale visant à « contrer » le contournement par la Corée du Nord des sanctions imposées contre elle par le Conseil de sécurité des Nations unies, selon Ottawa. 

La Chine et le Canada traversent une grave crise depuis l’arrestation le 1er décembre à Vancouver d’une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis.