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Premier long métrage: Juliette Gosselin se penchera sur la maternité

Premier long métrage: Juliette Gosselin se penchera sur la maternité
Photo d'archives Agence QMI, MARTIN ALARIE

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MONTRÉAL | Comédienne, mais aussi réalisatrice, Juliette Gosselin vient d’obtenir le soutien financier de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour l’écriture de son premier long métrage, Désastre, qui remettra en question les idées préconçues liées à la maternité et à l’avortement.

La SODEC dévoilait jeudi les 18 projets sélectionnés dans le cadre de son programme d’aide à la scénarisation.

Outre Juliette Gosselin et sa partenaire de travail Sophia Belahmer, des auteures et cinéastes comme Renée Beaulieu (Les salopes ou le sucre naturel de la peau) et Catherine Léger (Charlotte a du fun), entre autres, ont obtenu l’aval de la SODEC pour aller de l’avant dans le développement de leur scénario. Tous ces créateurs devront toutefois soumettre d’autres demandes de financement lorsque viendra le temps de tourner leurs œuvres.

«On est encore loin d’un film en salle», a d’ailleurs spécifié Juliette Gosselin en entrevue, à propos de cette première fiction qu’elle destine au grand écran, et à laquelle elle compte consacrer au moins un an d’écriture, peut-être plus.

Tristement d’actualité

Or, la créatrice sait déjà où elle s’en va avec cette ébauche de comédie dramatique que produira Babel Film, et qu’elle coscénarisera et coréalisera avec Sophia Belahmer.

Avec cette dernière, Juliette Gosselin avait fignolé les trois saisons de la web-série Switch & Bitch, toujours disponible pour visionnement sur Tou.tv. Juliette Gosselin, qui a entre autres étudié en cinéma, a également quelques courts métrages derrière la cravate.

Dans Désastre, les deux jeunes femmes s’attaqueront à un «sujet chaud», a précisé l’actrice de L’Académie, et très collé à l’actualité: les différentes perceptions de la maternité et de l’avortement.

«Ça parle du choix, pour les jeunes femmes, d’avoir le goût de ne pas avoir d’enfant sans se faire poser de questions. Ou d’avoir le goût d’avoir un enfant si elles sont seules. De réinventer un certain modèle», dépeint Juliette Gosselin.

«Quand on se fait avorter, il faut qu’on ait une bonne raison, sinon, il y a un petit jugement. Si on a 30 ans et qu’on a un “chum”, qu’on va bien, mais qu’on ne veut quand même pas d’enfant, ça suscite des réactions. On pose ce genre de questions là [dans le film].»

«Quelques semaines après qu’on eut déposé notre scénario [à la SODEC], il y a tout le cauchemar de l’Alabama qui est sorti. Mine de rien, c’est encore très pertinent et actuel. Mon corps, mon choix!», argue Juliette Gosselin, faisant ainsi référence à la loi votée en mai dernier dans cet État des États-Unis, qui sanctionne et interdit désormais la quasi-totalité des interruptions de grossesse, même en cas d’inceste ou de viol. La loi controversée de l’Alabama prévoit aussi une peine de 10 à 99 ans de prison pour les médecins pratiquant un avortement, sauf en cas d’urgence vitale pour la mère ou d’«anomalie létale» du fœtus.

On pourra voir Juliette Gosselin dans le film Fabuleuses, de Mélanie Charbonneau, qui prendra l’affiche le 23 août, ainsi que dans le prochain opus d’André Forcier, nouvellement intitulé Les fleurs oubliées (qui devait à l’origine s’appeler La beauté du monde). Il devrait être en salle au début octobre. Elle vient également de terminer le tournage de la série Fragile, que diffuseront Tou.tv et Radio-Canada, et sera du troisième chapitre de L’Académie, sur Club illico.