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Feux d’artifice à Thetford

Le Québécois Sébastien Roy (à droite) a remporté par décision unanime son combat contre le Français Mehdi Kasimi (à gauche).
Photo courtoisie, Vincent Éthier, Eye of the Tiger Management Le Québécois Sébastien Roy (à droite) a remporté par décision unanime son combat contre le Français Mehdi Kasimi (à gauche).

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THETFORD | Thetford a eu droit à quelques feux d’artifice samedi soir. Mais ce qui a enflammé le centre sportif, c’est la finale entre le boxeur local Sébastien Roy et le Français Mehdi Kasimi.

Un choc de six rounds gagné par décision unanime par le local contre le Français. Même si Kasimi a protesté contre la décision, Roy en avait fait assez pour gagner. Une septième victoire sans défaite avec un seul K.-O. à la fiche.

La raclée de la soirée a été celle donnée par Sadriddin Akhmedov. Le prodige kazakh était gonflé à bloc à l’idée de se battre à la télévision de son pays. En plus, il revenait d’une blessure à la main droite qui l’inquiétait depuis quelques semaines.

Même Marc Ramsay était revenu de la Colombie pour être dans son coin.

En moins d’un round complet, son adversaire, le Mexicain Daniel Cota, était à genoux, la bouche ensanglantée, cogné et malmené comme une poche de patates dans un stand à poutine.

« Au début, j’ai frappé plus avec ma gauche, mais quand j’ai réalisé que ma main droite ne me faisait pas mal, j’ai ouvert la machine », a dit le gagnant.

Après lui, Nurzat Sabirov a flanqué une volée au Hongrois Lazio Toth et a confirmé que son rêve de championnat du monde n’est pas fou. Knock-out au deuxième. Une belle démonstration.

Autre démonstration de puissance et de vitesse d’Artem Oganesyan, qui a complètement démoli en deux rounds Ramon Maizares. Artem a 19 ans et le jeune Russe frappe comme un sourd. C’était déjà sa dixième victoire.

Lexson Mathieu : frustration

On attendait avec impatience l’entrée en scène de Lexson Mathieu. Le surdoué québécois était habitué à passer la varlope en deux ou trois rounds. Cette fois, Jair Sena, un Mexicain courageux et élusif, l’a forcé à travailler pendant les six rounds du combat. Mathieu ne s’est pas servi de son jab et a fait plus de simagrées qui se voulaient spectaculaires que le nécessaire. Mais il a un talent fou et ces rounds vont permettre à son entraineur François Duguay de travailler quelques principes de base dans un combat.

« Je voulais accumuler les rounds, mais j’avais un adversaire difficile à toucher d’aplomb. À certains moments, c’était frustrant », a reconnu le jeune homme après le combat. Décision unanime.

Avery Martin Duval a envoyé son adversaire Juan Ovalle à l’hôpital. On craignait une fracture de l’orbite de l’œil. Duval a cogné très dur pour ses 18 ans. K.-O. au deuxième.

En lever de rideau, le Kazakh Aman Kazankapov a soutiré un match nul en quatre rounds à Ismael Molina Romero. Honnêtement, Romero aurait pu avoir la décision. Bienvenue chez les pros pour Aman...