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Le visage québécois du baseball

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La nomination de Claude Raymond à titre de membre de l’Ordre du Canada est on ne peut plus méritée. Bien qu’il ait officié sur un monticule des ligues majeures pour la dernière fois il y a 48 ans, il demeure le visage du baseball au Québec.

Il a fait carrière 17 ans aux États-Unis, dont une douzaine d’années dans les grandes ligues avec les White Sox de Chicago, les Braves de Milwaukee et d’Atlanta, ainsi que les Colts 45 et les Astros de Houston. Mais il est toujours resté fidèle à ses origines.

Après chaque saison, il revenait à Saint-Jean-sur-Richelieu pour retrouver ses parents et amis. Lorsque les Expos sont allés le chercher à leur première saison, en 1969, il s’est acheté une maison à Saint-Jean. C’est là que son épouse Rita et lui ont fondé leur famille.

Leur fils Claude-Marc travaille chez Hockey Québec tandis que leur fille Natalie enseigne l’anglais au collège Jean de La Mennais, à La Prairie.

Fier de sa fondation

À sa dernière saison avec les Expos, André Dion, qui était journaliste à l’hebdomadaire Le Canada Français, Louis McNulty, un enseignant qui a arbitré dans la LHJMQ et un apôtre du sport amateur, et André Trahan lui ont proposé la création d’une fondation portant son nom.

Le Fonds Claude-Raymond venait d’abord en aide au sport amateur, mais depuis 30 ans, l’organisme de bienfaisance verse aussi de l’argent dans la culture, les arts, l’éducation et les sciences. Depuis 1992, la fondation remet aussi des bourses d’études à des athlètes et à des étudiants de la région de Saint-Jean.

Chaque année, le fonds rend hommage à une jeune fille et à un jeune homme qui se distinguent dans leur champ d’activité respectif. Claude Raymond a raison de se dire fier de sa fondation.

À 82 ans bien sonnés, l’homme est en bonne forme et espère assister à la renaissance des Expos. Le p’tit gars de Saint-Jean a bien fait dans un sport où rien ne vient facilement pour un Québécois. Il peut être fier aussi de ce qu’il fait dans la vie.

Chapeau, monsieur Raymond !