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Les bravos de Bergy

L’entrée de Guy Carbonneau au Temple de la renommée est un honneur amplement mérité pour un joueur qui a marqué sa génération.
Photo d’archives L’entrée de Guy Carbonneau au Temple de la renommée est un honneur amplement mérité pour un joueur qui a marqué sa génération.

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La dernière semaine a été des plus positives pour les Québécois dans le sport, si bien que j’ai décidé d’utiliser cette chronique pour souligner les exploits des gens de chez nous.

Il faut absolument que je commence avec Guy Carbonneau, qui fera son entrée au Temple de la renommée du hockey. Je suis tellement content pour « Carbo » qui, à sa façon, a fait partie de ma vie d’entraîneur. J’ai tout d’abord dirigé contre lui alors que j’étais avec les Draveurs de Trois-Rivières, et lui avec les Saguenéens de Chicoutimi. Quel joueur junior il était ! Contrairement à ce qui est devenu sa marque de commerce dans la LNH, il était un joueur offensif extrêmement dominant dans la LHJMQ.

Par la suite, il a su adapter son style, à devenir l’un des joueurs les plus complets de tous les temps. Il a évidemment été partie prenante de la rivalité entre le Canadien de Montréal et les Nordiques de Québec. Chaque fois qu’on affrontait Montréal, je savais qu’on aurait droit à une confrontation entre Carbo et Peter Stastny.

J’essayais le plus possible de déjouer Jacques Lemaire afin qu’il ne puisse pas utiliser Carbonneau pour contrer Stastny et j’ai même utilisé Peter pendant 25 minutes à quelques reprises. Je ne vous cacherai pas que le futur membre du Panthéon n’était pas mon favori à l’époque.

Avec le temps, j’ai appris à le connaître. Nous jouons souvent au golf ensemble et nous nous rencontrons dans différents événements. C’est une personne calme et dédiée pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Bravo, Carbo !

ROBERTO LUONGO

Mon deuxième bravo va à Roberto Luongo, qui a officiellement décidé d’accrocher ses jambières après une brillante carrière de 19 saisons dans la Ligue nationale de hockey.

J’éprouve beaucoup de respect pour ce que Roberto a accompli dans sa carrière, mais encore plus pour la façon dont il y a mis un terme.

En se retirant, le gardien québécois a renoncé aux trois dernières années de son contrat qui lui auraient rapporté une somme de 5,33 M$ annuellement. Ce n’est pas facile pour un athlète de le faire et on voit beaucoup trop de joueurs étirer la sauce trop longtemps. Un peu comme Patrick Roy l’avait fait à l’époque, Luongo a plutôt décidé de partir avant de devenir un boulet. Bonne retraite, Roberto !

UN TRIO QUÉBÉCOIS

Pour mon troisième bravo, je tiens à souligner le travail de quatre hommes de hockey québécois. Tout d’abord, félicitations à Éric Veilleux pour sa promotion au poste d’entraîneur adjoint avec le Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine de hockey et, par la bande, bravo à l’entraîneur Benoit Groulx, son adjoint Gilles Bouchard et le directeur général du Lightning de Tampa Bay, Julien BriseBois, de continuer à faire confiance au talent de chez nous.

Tu passes tellement de temps avec tes adjoints que tu dois t’assurer de t’entendre à merveille avec eux. Un trio de Québécois qui dirige une équipe de la Ligue américaine de hockey. J’adore !

CLAUDE RAYMOND

Finalement, bravo à Claude Raymond, qui a reçu l’Ordre du Canada jeudi. Il n’existe probablement pas de plus grand honneur que celui-là ! Claude a été un athlète hors pair qui a su faire sa place dans le baseball majeur en un temps où il était très difficile de le faire pour un Québécois. Il est devenu un modèle pour la jeunesse du Québec. Bravo, Claude !

En terminant, j’aimerais rectifier ce qui a été écrit au sujet de mon bon ami Richard Leduc la semaine dernière. Il a inscrit le deuxième but dans l’histoire de la LHJMQ alors qu’il évoluait avec les Ducs de Trois-Rivières, pas les Draveurs.

Alors, tant qu’à y être, bravo Richard !

- Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

IL FAUT GAGNER

Le Canadien a grandement amélioré sa relève. Ça, on le sait et c’est fort positif pour l’avenir de la formation. Mais, l’avenir, ce n’est pas la saison prochaine. Maintenant, il faut que le Canadien commence à gagner des matchs de hockey pour ses partisans. Il leur a donné de l’espoir avec les derniers repêchages et avec la sélection de Cole Caufield le 21 juin dernier. C’est bien. Maintenant, qu’il leur donne des victoires. Les amateurs de Montréal sont derrière leur équipe coûte que coûte, mais il ne faut pas qu’ils soient tenus pour acquis. Le CH a un mandat et c’est de leur offrir du hockey de qualité et une équipe gagnante. Et quand je parle de victoire, je parle aussi du Rocket de Laval. C’est bien beau la relève, mais il faut qu’elle grandisse dans un environnement où la défaite n’est pas une option.

DUCHENE, LA SOLUTION

Pour gagner, je pense que la signature de Matt Duchene est un prérequis. Le talentueux joueur de centre a rencontré la direction du Canadien de Montréal la semaine dernière et il devrait annoncer sa décision à l’ouverture du marché des joueurs autonomes, lundi. Plusieurs pensent qu’il signera avec les Predators de Nashville. Alors j’ose espérer qu’il n’a pas rencontré le Tricolore simplement pour faire monter les enchères. Ce ne serait pas la première fois que ça arriverait. Sinon, je continue de dire et de croire qu’un directeur général devra faire une première offre hostile pour que les choses déboulent. On a l’impression que personne n’a le courage de prendre les devants. Mitch Marner, Matthew Tkachuk, Brayden Point et compagnie ont tous le potentiel de changer le visage d’une concession.

ENCORE LA DÉFENSE

L’an dernier, le Canadien a fait le plein de centres au repêchage, et, cette année, ce fut le tour des défenseurs gauchers. Ça me fait tellement rire. La lacune du défenseur gaucher est actuelle. C’est dans l’immédiat qu’il faut la combler. La majorité des joueurs repêchés cette année ne joueront pas dans la LNH avant trois ou quatre ans. Ce sera assez pour qu’au moment de les insérer dans l’alignement, on se rende compte qu’on manque de droitiers ! J’aimerais qu’on prenne le meilleur joueur disponible à chaque ronde, peu importe la position. Les besoins immédiats, ce n’est pas au repêchage qu’on les comble, sauf dans le cas de joueurs d’exception qui peuvent jouer dans la LNH dès la saison suivante.