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Les villes paient encore le prix de la réforme Ryan

Le maire de Saint-Donat, Joé Deslauriers.
photo d’archives Le maire de Saint-Donat, Joé Deslauriers.

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Le réseau routier municipal subit encore les contrecoups de la réforme Ryan des années 90 qui avait imposé de nouvelles responsabilités aux villes quant à la voirie, juge l’Union des municipalités du Québec.

« On en souffre [encore de la réforme Ryan]. Si les montants avaient été indexés ou évalués au juste prix, on ne vivrait pas aujourd’hui cette désuétude du réseau routier », a indiqué Joé Deslauriers, maire de Saint-Donat et vice-président du caucus des municipalités locales de l’UMQ, en entrevue à l’Agence QMI.

Au début des années 1990, le gouvernement Bourassa avait transféré plusieurs responsabilités provinciales, dont des milliers de kilomètres de route, aux municipalités. Encore aujourd’hui, les villes jugent qu’elles n’ont pas suffisamment de revenus pour s’occuper convenablement du réseau.

« C’est énorme ce qu’ils nous ont transféré comme responsabilité ! », juge M. Deslauriers.

Mauvais état

Le réseau routier des villes, et particulièrement en région, est déficient à bien des endroits, juge l’UMQ.

« Le réseau n’est pas en bon état. Si on veut développer nos régions, il faut prendre soin de notre réseau routier », a ajouté M. Deslauriers.

Nouveau programme

De 1993 à 2018, les villes ont eu droit à des subventions du gouvernement du Québec via le Programme d’aide à la voirie locale. Or, pendant les 25 années qu’a duré le programme, les montants n’ont jamais été indexés, ce qu’a déploré à maintes reprises l’UMQ. En mai 2018, le gouvernement Couillard a annoncé une refonte de l’aide à la voirie locale, qui simplifiait non seulement les démarches nécessaires à l’obtention de subventions, mais qui bonifiait l’aide de 50 millions $ annuellement.

« Oui, ç’a été bonifié, mais ça ne reflète pas les coûts actuels de l’entretien de ce réseau-là », soutient M. Deslauriers.