/misc
Navigation

Est-du-Québec: plusieurs chemins devenus pénibles et dangereux

Certains chemins semblent avoir été oubliés par le ministère des Transports

Coup d'oeil sur cet article

Au cours des dernières semaines, nos journalistes ont sillonné les routes de l’Est-du-Québec pour alimenter notre grand reportage sur les routes en déroute. Voici quelques exemples de leurs observations sur le terrain.

Des galettes d’asphalte qui se détachent

PÉRIBONKA | Lors d’une récente virée au Lac-Saint-Jean, Le Journal a observé de grosses galettes d’asphalte qui se sont littéralement détachées de la chaussée entre Péribonka et Sainte-Monique, sur la 169.

Photo Jean-Luc Lavallée

Loin de se défiler, le ministère des Transports reconnaît le problème qu’il entend corriger dans un avenir rapproché. «Depuis quelques années, le ministère constate un phénomène d’arrachement de la couche de surface, à quelques endroits. Le ministère est à planifier une intervention majeure pour réhabiliter la chaussée de ce secteur», a confirmé le porte-parole du MTQ, Guillaume Paradis.

D’ici là, le MTQ procédera à du «rapiéçage mécanisé» au besoin, dit-on, afin de s’assurer que les déplacements des usagers sont sécuritaires.

La route 170 a besoin d’amour

La route 170, entre La Baie au Saguenay et Saint-Siméon dans Charlevoix, manque cruellement d’entretien à plusieurs endroits, selon le maire de L’Anse-Saint-Jean. «La route est déficiente, il y a des secteurs quand même dangereux et ça fait partie des revendications qu’on a avec le MTQ. Le tronçon le plus urgent à faire, c’est entre L’Anse-Saint-Jean et Rivière-Éternité», affirme Lucien Martel.

Ce dernier s’étonne même qu’il n’y ait «pas beaucoup d’accidents», considérant l’afflux de touristes l’été comme l’hiver avec le centre de villégiature et le centre de ski du Mont-Édouard. «C’est vraiment pitoyable au Québec. Quand on va en Ontario ou aux États-Unis, de façon générale, les routes sont plus belles», observe M. Martel, à l’instar de nombreux Québécois.

Cahoteux sur la route 204

La route 204 dessert les régions de l’Estrie et de la Chaudière-Appalaches. D’une longueur de 263,9 km, elle relie Saint-Jean-Port-Joli à Lac-Mégantic. Sur le tronçon d’environ 80 km entre Saint-Georges et Lac-Mégantic, le secteur de Saint-Martin est particulièrement pénible. Malgré plusieurs réparations mineures, le nivellement est horrible. Plus loin, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Saint-Georges, la chaussée est très cahoteuse. Un peu après Saint-Ludger, le centre de la chaussée est complètement défoncé et même dangereux. Au passage des camions, on peut sentir d’énormes vibrations. Des sections de l’accotement sont également impraticables. Des endroits lourdement endommagés semblent avoir été oubliés par le MTQ.

173 : un tronçon qui fait exception

L’un des principaux axes routiers pour se diriger vers le Maine achèvera sa réhabilitation d’ici la fin de l’été, alors que la chaussée d’un tronçon de la route 173 sera refaite à neuf.

Ce segment de 5,6 km qui traverse Saint-Côme-Linière et Saint-Théophile, tout juste avant le poste frontalier de Sandy Bay, fait figure d’exception sur la 173 avec ses profonds nids de poule et sa chaussée lourdement endommagée. Autrement, la vaste majorité de la surface de cette route est comme neuve.

Le ministère des Transports devrait sortir le chéquier d’ici quelques mois pour remédier à la situation, puisqu’un processus d’appel d’offres est en cours. Si tout se déroule bien, les travaux s’entameront à la mi-août pour une durée de deux mois et une facture entre 2,3 M$ et 2,5 M$.


♦ Vous avez des photos et des vidéos à partager avec nous ? N’hésitez pas à nous écrire à l’adresse routesenderoute@quebecormedia.com