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Les véhicules les plus polluants interdits à Paris et alentour

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L’interdiction de circuler pour les véhicules les plus polluants est renforcée à Paris et entre en vigueur dans plus de la moitié des villes alentour lundi, avec la mise en place d’une Zone à faible émission de particules (ZFE). 

Hasard du calendrier, ce dispositif prend le relais de la circulation différenciée, qui avait été mise en place mercredi dans l’agglomération parisienne en raison de l’épisode de canicule. 

Seuls les véhicules munis des vignettes attribuées aux moins polluants (Crit’air classe 0, 1 et 2, sur une échelle de 0 à 5) étaient temporairement autorisés à circuler lors de cet épisode d’intense chaleur. 

La mesure vise à réduire à long terme la pollution de l’air et limiter l’usage de la voiture. 

Les véhicules diésel de plus de 18 ans et à essence de plus de 21 ans sont désormais proscrits dans un vaste périmètre qui couvre 49 des 79 communes de la métropole parisienne. Plus de 70% de la population de la région capitale est concernée. 

L’interdiction doit commencer par une période de pédagogie: la verbalisation n’interviendra pas avant 2021 dans le Grand Paris. 

Les policiers municipaux sensibiliseront dans un premier temps les automobilistes à l’urgence de se débarrasser de leurs véhicules polluants, particulièrement néfastes en période de fortes chaleurs. 

Avec cette interdiction votée en novembre 2018, la métropole se rapproche des mesures déjà prises par la Ville de Paris. 

Dans les communes volontaires, les véhicules les plus polluants (vignette Crit’air 5 ou non classés car trop anciens) sont désormais théoriquement interdits de circulation. Cela représente quelque 30 000 d’entre eux, pour une population de 5,6 millions d’habitants. 

L’interdiction sera ensuite étendue progressivement aux autres vignettes, avec l’objectif de parvenir en 2030 à 100% de véhicules propres en circulation. 

La Ville de Paris elle-même, qui concentre 11% du trafic sur 1% du territoire régional, a une longueur d’avance. Les Crit’air 5 y sont interdits de 8 h à 20 h en semaine depuis 2017. C’est au tour lundi des Crit’air 4 de voir leur circulation restreinte. 

La qualité de l’air s’améliore d’année en année à Paris, fait valoir la mairie, mais « les enjeux de santé publique commandent d’accélérer le pas ». L’interdiction des Crit’air 3 y est programmée d’ici à 2024.