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Bruit au bureau : pourquoi faut-il s’en préoccuper ?

Bruit au bureau : pourquoi faut-il s’en préoccuper ?

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Catherine Courchesne - 37e AVENUE

 

Le bruit dans les bureaux à aire ouverte : ses effets et les moyens pour le réduire (au bonheur de tous !)

La mode est aux bureaux à aire ouverte. Bien qu’on leur trouve de nombreux avantages, ils viendraient malheureusement avec quelques inconvénients. Parmi ceux-ci, le bruit. L’absence de murs et de cloisons amplifierait les sons, transformant par le fait même les conversations téléphoniques des collègues en ennemis jurés de la concentration. D’ailleurs, selon une étude de Knoll, une entreprise américaine de mobilier et matériel de bureau, une mauvaise acoustique nuirait à la santé et à la productivité des employés. Heureusement, il y aurait des moyens peu coûteux d’améliorer la situation.

Comment le bruit nuit

Le bruit au boulot nuirait à la santé physique et mentale des employés. Il créerait notamment de la fatigue, du stress, de l’hypertension artérielle, des troubles digestifs, des maux de tête et des ulcères. Il serait également lié aux troubles psychosomatiques, aux troubles du sommeil, aux maladies hormonales et aux maladies cardiovasculaires. En outre, il augmenterait les sentiments d’agressivité, de mécontentement et de malaise général...

L’exposition au bruit aurait aussi un impact sur la productivité. Comment rester concentré lorsqu’on est constamment perturbé par le bruit de la photocopieuse ? À ce propos, des études révèlent qu’il faut environ 25 minutes pour retrouver sa concentration après une distraction... Conséquemment, les employés perdraient 86 minutes de travail par jour ! Sans compter qu’avec cette baisse de concentration et de productivité, viendrait une diminution de la motivation.

Comment nuire au bruit

Heureusement, il existe des moyens de combattre le bruit au travail. Selon Steve Johnson, fondateur d’ADI Workplace Acoustics, il suffit d’utiliser la combinaison ABC, c’est-à-dire Absorber, Bloquer et Couvrir.

Absorber, c’est atténuer au mieux le son en installant, par exemple, des dalles de plafond suspendu, des tapis moelleux, ou encore, en intégrant des murs courbes dans les salles de réunion.

Bloquer, c’est éviter le son en créant des emplacements spécifiques pour les activités plus bruyantes. Ainsi, on peut séparer les équipes de travail qui font fréquemment des appels téléphoniques de celles qui passent leur temps à analyser des données. Il est également recommandé de définir des comportements à adopter, tels que garder les sonneries de téléphone sur vibration et porter des écouteurs si on ne veut pas être dérangé. Steve Johnson suggère aussi de créer des espaces où il est permis de faire du bruit à volonté, comme un café, ainsi que des espaces dédiés au silence et au repos.

Finalement, Couvrir, c’est masquer le bruit dérangeant avec un bruit continu de faible intensité. On doit alors opter pour un bruit rose, c’est-à-dire un bruit s’apparentant entre autres à celui des vagues.

Le silence est d’or

Sachant que les employés constituent l’actif le plus précieux des entreprises, l’étude de Knoll rappelle l’importance de créer un environnement favorisant leur productivité et leur bien-être. Ainsi, investir dans le silence (ou du moins, dans la réduction du bruit), c’est investir dans le succès de son entreprise.