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La nouvelle directrice générale du FEQ prête à faire face à la musique

Anne Hudon FEQ
Photo Simon Clark Anne Hudon profitera des deux prochaines semaines pour se familiariser avec l’organisation du Festival d’été de Québec.

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Comme cadeau de bienvenue, elle ne pouvait espérer mieux. Anne Hudon amorcera son règne à la direction générale du Festival d’été de Québec au son de la musique qui a bercé son adolescence dans les années 1980.

​Ne cherchez pas la successeure de Daniel Gélinas jeudi soir. Elle sera sur les plaines d’Abraham à l’occasion du concert de Corey Hart.

«J’ai 44 ans, alors un party des années 1980 pour commencer, je trouve que c’est un clin d’œil vraiment chouette», a confié Anne Hudon, au cours d’un entretien avec Le Journal dans le nouveau quartier général, au Manège militaire.

Après dix ans à la tête d’Opération Enfant Soleil, Anne Hudon a pris les rênes du FEQ, le 10 juin. Depuis, elle flotte sur un nuage. Mardi matin, elle était au boulot à 7 h 15. «J’ai plein d’énergie», lance-t-elle.

Il en faut, car elle doit se familiariser rapidement avec les rouages d’une nouvelle organisation et apprendre à connaître ses nouveaux collègues. Sa priorité au cours des trois dernières semaines a d’ailleurs été de mettre un visage sur tous les noms qui se trouvent sur la liste de paye.

«Même si on a un événement qui s’en vient, je veux rencontrer tous les employés, permanents ou occasionnels, dans une sorte de petit speed dating de 30 minutes. J’en ai déjà rencontré 35 et le reste suivra après le festival.»

Une vraie festivalière

Si Anne Hudon prévoit vivre son premier festival en mode rencontres et observation, elle ne débarque pas dans un univers qui lui est totalement inconnu.

Elle a été une festivalière assidue. Elle se rappelle une édition où elle était présente tous les soirs. «Peut-être dix», dit-elle en jonglant avec ses souvenirs.

Ira-t-elle à la rencontre des vedettes? Ce n’est pas nécessaire, juge-t-elle. «Je pense que je peux faire beaucoup d’autres choses ailleurs. L’équipe en place le fait super bien.»

Les critiques : pas de problème

Son passage à Opération Enfant Soleil lui permettra de bien gérer l’attention du public qui entoure le festival. Et les critiques de ceux qui ne sont pas contents de la programmation.

«C’est ce que j’aimais à Enfant Soleil, il n’y avait pas d’indifférence. Nous ne pouvions pas faire une coche mal taillée parce que les gens avaient leur avis. C’était leur argent et ils avaient raison. Même chose pour les festivaliers. C’est leur festival et ils nous le disent quand ça va et quand ça ne va pas. Je me plais beaucoup dans cet univers.»