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Level 42 au FEQ: «Nous sommes encore pertinents», soutient Mark King

Mark King estime que Level 42 a beaucoup plus à offrir que ses hits des années 1980

Level 42
Photo courtoisie Level 42 se produira pour une rare fois au Québec, jeudi soir, au Festival d’été. Le chanteur et bassiste Mark King espère que ce concert suscitera assez d’intérêt pour que le groupe puisse revenir en 2020.

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Même s’il préfère que son groupe ne soit pas uniquement associé aux années 1980, le chanteur de Level 42, Mark King, chauffera avec plaisir les planches pour Corey Hart, jeudi soir, sur les plaines d’Abraham.

Au bout du fil, le volubile et réputé bassiste, qui est également le principal artisan du succès du groupe anglais derrière les succès des années 1980 Lessons in Love et Something About You, se dit même fébrile à l’idée de partager l’affiche avec Corey Hart.  

Il voit dans cette invitation à chanter à la soirée d’ouverture du Festival d’été une occasion de semer une graine en vue d’une éventuelle tournée canadienne.  

«La plupart des gens seront là pour voir Corey. L’expérience m’a enseigné que si le groupe est au sommet de sa forme, on peut se faire beaucoup de nouveaux fans. J’aimerais que ça nous ouvre la porte pour qu’on puisse revenir jouer au Canada en tant que tête d’affiche lorsqu’on repartira en tournée, l’an prochain.»  

Un fan chez les Foo Fighters

Inévitablement, la renommée de Level 42 demeurera toujours intimement liée à ses succès de la décennie 1980. Mark King vit bien avec ça, mais avec des bémols.  

«Je n’ai aucun problème avec les années 1980, mais j’essaye de faire en sorte que le groupe reste alerte et qu’il fasse ses petites affaires plutôt que de faire partie d’un package des années 1980 avec un orchestre. Ça, ça ne m’intéresse pas. Je veux que les gens se rendent compte que Level 42 est un bon groupe qui demeure pertinent.»  

Level 42, dont le seul autre membre original est le claviériste Mike Lindup, est d’ailleurs devenu un septuor misant sur une section de cuivres. Un projet d’album est dans l’air et on compte parmi ses admirateurs Taylor Hawkins, le batteur des Foo Fighters.  

En outre, on ne peut réduire le legs musical de la formation à ses chansons devenues des incontournables des compilations des années 1980. Apparu au cœur de la vague new wave, Level 42 s’est fait connaître dans un créneau jazz et funk avant de flirter avec la pop.  

Un pouce de trois millions

Mark King s’est de son côté forgé une solide réputation comme bassiste en adoptant un style inusité, le slapping, lequel consiste à frapper les cordes de son instrument pour produire des sons percussifs. À l’époque, Polydor avait même assuré le pouce de King pour trois millions de livres sterling.  

Le musicien éclate de rire quand on lui demande de revenir sur cette anecdote. «Bien franchement, ils l’ont fait bien plus parce que ça leur a procuré de la publicité, étant donné que les médias avaient rapporté l’histoire. Mais ils l’ont réellement fait.»  

Level 42 montera sur scène jeudi soir à 20 h, après A Flock of Seagulls et avant Corey Hart.