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Prolongement de la ligne bleue: plus de 5000 voitures en moins à l’heure de pointe

Prolongement de la ligne bleue: plus de 5000 voitures en moins à l’heure de pointe
Photo d'archives, Agence QMI

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Montréal – Le prolongement de la ligne bleue devrait permettre de retirer plus de 5000 voitures des rues, selon des chiffres préliminaires qui se retrouvent dans un appel d’offres de la Société de transport de Montréal (STM).

Dans le document, qui vise à doter le bureau de projet de nouvelles ressources en ingénierie et en architecture, on peut lire que l’ajout de cinq stations à l’est de la ligne bleue engendrerait un achalandage projeté de 25 600 passagers en période de pointe du matin, et de 87 000 passagers sur une période de 24 heures.

On évoque aussi une réduction de 5300 voitures chaque matin.

Impossible de savoir combien de ces personnes se rendent déjà jusqu’au métro en autobus, ou combien d’entre elles feraient un transfert sur la ligne orange à la station Jean-Talon; les données, fournies par l’Agence régionale de transport métropolitain (ARTM), sont préliminaires puisqu’elles proviennent d’études qui sont encore en cours. «Dès lors, [ces données] ne sont pas de nature publique», a mentionné Simon Charbonneau, porte-parole pour l’ARTM.

Saturation

Selon Jean-Philippe Meloche, professeur à l’école d’urbanisme et d’architecture de paysage à l’Université de Montréal, la ligne orange aura de la difficulté à absorber un nouvel influx de passagers à l’heure de pointe, peu importe leur nombre.

«À l’heure actuelle, il n’y a absolument rien qui peut être absorbé sur la ligne orange, elle est saturée. N’importe quelle augmentation d’achalandage va générer des choses qui sont négatives, parce que la ligne est à pleine capacité», a dit celui qui fait aussi partie de l’Observatoire de la mobilité durable.

Selon lui, l’estimation de l'achalandage comprend quand même une grande partie de personnes qui se rendaient déjà dans le métro, notamment en autobus, et qui n’affecteront donc pas la congestion sur la ligne orange.

Les déplacements est-ouest sur la ligne bleue pourraient augmenter sans problème puisque les stations sont sous-utilisées et que les wagons MR-73 pourraient éventuellement être remplacés par des trains Azur, a-t-il fait remarquer.

Il reste aussi une variable dont l’impact est difficile à prédire: en plus de permettre l’accès à l’Université de Montréal, à plusieurs hôpitaux et au secteur Snowdon, la ligne bleue offrira dès 2022 une connexion avec le Réseau express métropolitain (REM), à la station Édouard-Montpetit.

«[Le trajet] de la station Édouard-Montpetit à McGill, le REM va être capable de le faire en trois minutes. Ça peut être un gain très appréciable pour ceux qui s’en vont dans ce secteur-là du centre-ville. À la place de prendre la ligne bleue, puis la orange, puis la verte, la combinaison pourrait être simplifiée», a évoqué M. Meloche.

Stationnement souterrain

Le document indique aussi qu’un stationnement souterrain de 1200 places sera installé en bout de ligne, à la station Anjou.

«Un garage de trains est également prévu à la station terminale. Étant donné que l’excavation du complexe Anjou devait être faite à ciel ouvert, on profite du vide créé au-dessus du garage pour intégrer le stationnement incitatif. Cette conception est identique au stationnement incitatif à la station Montmorency, dont une partie est en souterrain et l’autre est en surface», a expliqué Philippe Déry, porte-parole à la STM.