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Un brin d’empathie

A young hand holding an old pair of hands
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Il y a certaines choses dans la vie que nous n’avons pas besoin d’apprendre, des choses qui sont innées. Comme respirer, déglutir, téter... mais pour ces quelques concepts de base, il y en a une myriade qu’il faut apprendre.

Marcher, parler, communiquer, respecter... une de ces notions refait souvent surface dans mes réflexions, je parle ici de l’empathie.

Un état qui nous permet de comprendre et concevoir la souffrance de quelqu’un d’autre sans pourtant la vivre soi-même.

Ce n’est pas quelque chose de facile à concevoir ni même à ressentir. C’est pour plusieurs un concept flou qui s’applique de façon aléatoire dans leur vie.

Chaque année, quand arrive le premier juillet, je suis choqué et même dégoûté de voir le nombre d’animaux de compagnie qui sont laissés à l’abandon par leurs propriétaires qui doivent quitter les lieux. Je comprends que certains propriétaires interdisent les animaux. Mais quand on fait le choix de devenir propriétaire d’un animal, on doit aussi accepter ce qui vient avec, et ça inclut de trouver quelqu’un qui peut en prendre soin si nous ne sommes plus capables de le faire.

Je suis atterré de voir l’état de certains logements après le départ de leur ancien occupant. Des gens qui, sans remords ni empathie pour les prochains locataires, laissent les lieux dans un état digne d’un bidonville de Bombay.

Dans un spectre plus large, je suis aussi stupéfait de voir le manque d’empathie de la plupart des dirigeants des grandes puissances qui dirigent le monde. De les voir séparer des familles, emprisonner des innocents, anéantir des villes et, par le fait même, les espoirs et les rêves de ces habitants.

Est-ce qu’un peu plus d’empathie au quotidien n’aiderait pas un peu au cynisme et à notre brouillard émotionnel? Je tiens à préciser que je m’inclus dans ce questionnement. Je ne suis pas un prêcheur de bonnes nouvelles qui est capable de comprendre et de vivre les émotions de tous et chacun. Bien au contraire.

Moi aussi je devrais penser aux répercussions de mes gestes et à ceux et celles qui auront à en souffrir par la suite. Je fais de mon mieux, mais est-ce vraiment suffisant? Probablement pas.

Je devrais surtout penser à mes enfants à qui je devrais apprendre ce concept et à comment l’appliquer au quotidien. En leur en parlant, bien entendu, mais surtout en leur démontrant dans la vie de tous les jours et par mes actions.

Je sais que ma chronique peut sembler un peu « pamphlet de pastorale » et c’est totalement assumé. Je pense simplement que pour vivre dans un monde un peu plus juste, il faut être capable de se mettre dans la peau des autres personnes avec qui nous cohabitons. Il est si facile de rester derrière nos palissades et de ne pas regarder ce qui se passe autour. Mais c’est en s’enfermant comme ça qu’on perd tranquillement ce qui fait des nous des humains. La faculté de compatir à quelque chose, même sans la connaître.