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1,3 milliard $ pour la ligne bleue: enthousiasme prudent dans l'est de Montréal

1,3 milliard $ pour la ligne bleue: enthousiasme prudent dans l'est de Montréal
PHOTO 24 HEURES, GABRIEL BEAUCHEMIN

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MONTRÉAL – Une bonne gestion du chantier sera cruciale pour s’assurer que le prolongement de la ligne bleue profite vraiment à l'est de Montréal, selon le président de la Société de développement commercial (SDC) Jean-Talon.

L'investissement de 1,3 milliard $ annoncé jeudi matin par le gouvernement fédéral représente une bonne nouv elle pour plusieurs commerçants et résidents des arrondissements d'Anjou et de Saint-Léonard, soutient Paul Micheletti, qui voit toutefois venir avec un peu d'appréhension les premières pelletées de terre.

«La transition 2020 à 2026, pour nous, c’est prioritaire, a soutenu d’emblée M. Micheletti. La tâche principale, ça va être d’assurer la transformation et le développement de la rue pendant toutes ces années-là. Comme ça, quand on va être dedans, on sera déjà prêts, on va être capables de travailler avec nos commerçants, avec les résidents. Il y a plein de personnes qui habitent autour, on n’est pas dans un champ.»

Selon l'échéancier actuel, les travaux commenceraient à l'hiver 2021 et la mise en service des nouvelles stations de métro ne se ferait qu'en 2026. Les chantiers seront donc importants pendant de nombreuses années, de quoi susciter l’inquiétude.

«On ne veut pas que ce soit comme sur Sainte-Catherine pendant le Grand Prix, où le monde se plaint qu’ils ne sont pas capables de se rendre aux commerces, que les commerçants se plaignent eux aussi et qu’il y en ait qui ferment, a poursuivi le président de la SDC Jean-Talon. On est excités, mais on a hâte de commencer à travailler là-dessus.»

Enthousiastes, mais prudents

Pour plusieurs commerçants des Galeries d’Anjou, le centre commercial près duquel la «nouvelle» ligne bleue devrait terminer son parcours, l’annonce représente indéniablement une bonne nouvelle, l’arrondissement étant souvent jugé mal desservi par le transport en commun.

«Si tu veux te rendre à l’autre bout de la ville, te rendre sur Saint-Hubert ou à Saint-Michel, la seule option que t’as c’est de prendre l’autobus 141, mais honnêtement elle est tout le temps en retard parce que sur Jean-Talon, c’est plein de trafic sans arrêt, a expliqué Samantha Peterkin, de la boutique Lush, qui fait remarquer que le métro faciliterait la vie de bien des gens du secteur.

Néanmoins, si l’enthousiasme est palpable, plusieurs demeurent sceptiques quant à la réalisation du projet, le prolongement de la ligne bleue ayant connu son lot d’annonces et de retards depuis de nombreuses années.

«Je viens de Québec et on attend toujours notre tramway...», a dit Nicolas Demelier, également de la boutique Lush, le sourire aux lèvres.

«Je suis confiante, mais je suis patiente, c’est ça la différence», a conclu pour sa part Maria Annibal de la boutique jbloom.