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Antoine Sicotte: papa rebelle, papa cool et papa popote

Antoine Sicotte
Photo courtoisie, Alex Tran Antoine Sicotte

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Papa popote est le sixième livre que signe Antoine Sicotte depuis 2009. Mais il est bien différent des autres, car celui qui aime se faire appeler « Le cuisinier rebelle » laisse maintenant parler le papa – de trois enfants – en lui.

Et qui dit père de famille dit ­nécessairement plusieurs repas de ­semaine. C’est donc avec satisfaction que l’on consulte ses suggestions ­culinaires variées, rapides à effectuer et truffées d’ingrédients accessibles.

« J’en étais à me poser des questions parce que beaucoup de pères cuisinent, aujourd’hui, ou commencent à cuisiner, dit-il. J’étais un peu pris dans les mêmes recettes de semaine... Si on veut avoir des nouveaux classiques, il faut que les recettes aient été créées dans cette optique. »

Aidé et inspiré par les enfants

Passionné de BD, Antoine Sicotte a créé un livre coloré, saupoudré de touches d’humour et mettant en scène de sympathiques personnages, dont son petit garçon et ses deux filles qui ont testé tous les nouveaux plats.

Pour lui, les enfants ont et doivent avoir leur place dans la cuisine. « C’est une intégration qui me semble ­fondamentale, justifie-t-il. Moi, c’est de là que vient ma facilité à cuisiner : c’est mon père qui m’a initié à la cuisine quand j’avais 11-12 ans. Ça m’a donné confiance et a démystifié la complexité de la cuisine très tôt. »

Il le prouve d’ailleurs aisément en indiquant à l’aide de caractères gras les tâches que les jeunes peuvent réaliser aux côtés d’un adulte. L’important, c’est qu’ils puissent manipuler la nourriture. « Que ce soit rouler de petits rouleaux de printemps ou prendre les ingrédients sur la table et les mettre dans la feuille de riz ou une fajita, les enfants aiment beaucoup construire leurs repas. »

Et il ne faut pas se gêner pour les ­lancer à la conquête des saveurs. « Quand j’étais petit, mes parents étaient incapables de me faire manger du ­poisson. J’ai réalisé que mes enfants sont un peu pareils, mais que le poisson cru, ils adorent ça. Il y a quelque chose dans le poisson cru, les saveurs japonaises sucrées salées... Tu retrouves deux tartares dans le livre – de saumon et de thon – et ça marche beaucoup avec les enfants. »

Coups de cœur à reproduire

Comme il n’est pas toujours facile de plaire à sa marmaille, Antoine Sicotte vole au secours des papas avec des coups de cœur. Des exemples ? « Les rouleaux de printemps, les fajitas, les plats mijotés, les escalopes de poulet avec une crème au Boursin, du bacon et une salade de choux. Aussi, le pain doré avec le coulis au chocolat blanc et les fraises... »

S’il a tant de plaisir à concocter des plats pour et avec les enfants, est-ce parce que son côté rebelle est parti ? « Pas du tout. Au contraire : je pense que je suis en train d’élever des petits rebelles qui sont capables de réfléchir d’eux-mêmes. Être rebelle, c’est avoir son propre fil de pensée. On peut être des bons papas et rester rebelles. »

 

Un maximum de confiance

Papa popote par Antoine Sicotte, éditions Cardinal, 176 pages
Photo courtoisie, Alex Tran
Papa popote par Antoine Sicotte, éditions Cardinal, 176 pages

Étapes simples, objets de base et plats ayant fait leurs preuves : voilà la recette concoctée par Antoine Sicotte pour passer d’un minimum d’assurance à un maximum de confiance.

Difficile de ne pas tenter de s’améliorer dans la cuisine avec ce Papa popote qui amuse et instruit. La route vers la ­réussite aux fourneaux semble toute tracée.

« Dans les recettes, il n’y a pas beaucoup de texte. C’est désangoissant. De voir que les tâches sont simples à effectuer­­­, ça va te mettre en confiance. Et installer tes ingrédients sur ton comptoir, sortir ce dont tu vas avoir besoin au niveau des couteaux, des poêles, des planches... Après, tu te sentiras moins éparpillé. »

Les trois outils de départ

Parce qu’il trouve très souvent que les sections visant à bien s’équiper contiennent « beaucoup trop d’outils, d’accessoires », Antoine Sicotte a inséré une courte, mais judicieuse liste qui aidera les pères à réaliser aisément une grande variété de recettes.

Donc, par quoi faut-il commencer ? « Un bon couteau de qualité, qui va te durer longtemps et dont tu vas prendre soin, que tu vas faire aiguiser tous les six mois maximum, dit-il. T’as beau acheter un couteau à 10 $ ou à 500 $, si tu ne le fais pas aiguiser sur une base régulière, que tu ne l’entretiens pas, ça ne donne rien. Un bon couteau, c’est un couteau qui est bien affûté. »

L’environnement où prendront forme les repas revêt aussi une importance capitale. Un autre achat intelligent ? « Une planche à travailler pour couper. Tu veux un bel espace de travail où tu vas pouvoir placer ton stock. »

Et pour le papa prêt à se lancer pour de bon ? « Si tu cherches un cadeau un peu plus luxueux, quelque chose avec un moteur : un pied-mélangeur, un robot... Ça va te servir pour mille choses : des sauces, des marinades... Et te sauver beaucoup de temps. »

 

Fajitas haricots cheddar

Antoine Sicotte
Photo courtoisie, Alex Tran

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Pain doré des petits singes

Antoine Sicotte
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Le tout inclus

Antoine Sicotte
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Le combo poulet bacon

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Tartare de Tijuana

Antoine Sicotte
Photo courtoisie, Alex Tran

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