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Un camion à 1 M$ pour tracer des lignes plus vite

Montréal assure que le marquage de la chaussée sera également plus durable

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Un nouveau camion traceur de lignes de rues à 1 M$ roule à Montréal depuis ce printemps et permet de travailler deux fois plus vite. Cela améliorera grandement l’efficacité des travaux de marquage au sol, promet la Ville.

Guidage par laser et caméras pour surveiller le traçage sont deux exemples des nouveaux instruments technologiques dont Montréal ne disposait pas avant de faire l’achat de ce camion qui servira dans 11 arrondissements.

Le marquage des lignes sur la chaussée est à refaire tous les printemps. L’hiver et les outils de déneigement sont rudes pour ces marques essentielles à la signalisation et à la sécurité routière, tracées avec une peinture au latex.

« Avec ce camion, nous pouvons tracer environ 20 km de lignes par jour contrairement à 10 km avec l’ancien », a expliqué le vice-président du comité exécutif responsable des infrastructures du réseau routier, Sylvain Ouellet, qui a déjà été affecté au marquage de la chaussée lorsqu’il travaillait comme col bleu à la Ville de Montréal.Acheté au coût de 1 M$, le nouvel équipe ment en remplace un autre qui avait atteint sa fin de vie utile après 18 ans de service.

Des voies cyclables droites

Montréal s’est aussi dotée d’une traceuse autotractée pour aider les équipes qui peignent les voies cyclables à la main. Cela devrait réduire le nombre de lignes en zigzag qui ont souvent fait les manchettes.

M. Ouellet a aussi mentionné qu’il y a maintenant une meilleure coordination avec les arrondissements pour s’assurer que les rues soient nettoyées avant de tracer au printemps.

La douzaine d’équipes sur le terrain ont maintenant une tablette électronique qui leur permet de se connecter à une plateforme internet que la Ville de Montréal a développée.

Cette dernière permet aux cols bleus de voir exactement l’aspect du marquage à effectuer sur chaque rue.

« Avant, il fallait revenir au bureau pour consulter des plans sur papier. Selon nos recherches, nous sommes une des seules villes à utiliser un outil semblable. Même à Toronto, on fonctionne avec un tableau Excel », a précisé le responsable des infrastructures du réseau routier.

En avance malgré la pluie

Ces outils et l’ajout de quarts de travail de jour pour le marquage ont permis à Montréal d’être en avance sur ces travaux par rapport à l’année dernière, même si le printemps a été davantage pluvieux qu’en moyenne.

En date du 16 juin, il ne restait que l’équivalent d’un peu plus de neuf jours de travail à effectuer contrairement à 22 jours l’an dernier.

Le nombre d’éléments à marquer est aussi en augmentation dans la métropole. À titre d’exemple, depuis 2015, le nombre de dos d’âne à peindre a grimpé de 55 % et le réseau cyclable a plus que doublé.