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La Baie pourrait fermer jusqu’à la moitié de ses magasins

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Le détaillant La Baie d’Hudson (HBC) n’écarte pas la possibilité de fermer de nombreux magasins au cours des prochaines années. Selon l’agence Bloomberg, la maison mère de La Baie, La Baie d’Hudson, explorerait ses options quant à la fermeture de nombreuses succursales un peu partout au pays.  

La Baie d’Hudson, qui détient les bannières La Baie et Saks Fifth Avenue, pourrait également décider de renégocier les baux de location de ses magasins situés dans les grands centres commerciaux et immeubles prestigieux.   

La Baie d’Hudson, qui compte 90 succursales La Baie au pays, a vu ses ventes de magasins comparables décliner de 4,3 % au dernier trimestre.   

Au Québec, La Baie d’Hudson détient tout près de 20 grands magasins La Baie et Saks Fifth Avenue.   

Hier, au siège social de La Baie, personne n’était disponible pour discuter du dossier.   

Offre d’achat  

Au Québec, de nombreux magasins La Baie se retrouvent dans les centres commerciaux de la filiale du bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement, Ivanhoé Cambridge.   

Hier, un porte-parole chez Ivanhoé Cambridge, Sébastien Théberge, n’a pas voulu commenter la situation.   

Plusieurs analystes sont d’avis que La Baie d’Hudson pourrait fermer jusqu’à la moitié de ses magasins d’ici deux ans pour survivre à l’hécatombe qui secoue le secteur du commerce au détail.   

La Baie d’Hudson détient également de nombreux immeubles dans lesquels sont situés ses magasins. On pourrait alors assister à une vente de ses propriétés les plus prestigieuses.   

La Baie d’Hudson pourrait d’ailleurs quitter la Bourse de Toronto prochainement pour être privatisée.   

Un groupe d’actionnaires dirigé par le président exécutif de HBC, Richard Baker, a déposé le mois dernier une offre d’achat de 1,5 milliard $. Le groupe propose de racheter chacune des actions au prix de 9,45 $ en espèces.    

Cette offre est toutefois contestée par plusieurs groupes d’actionnaires de HBC, dont le fonds SandPipper, qui valorise plutôt l’action du détaillant à 35 $ avec le redéploiement de son portefeuille immobilier.