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Le cinéma cubain à son meilleur

Juste en face, sur la rue 23, au bar Fresa y Chocolate, on peut acheter les affiches vues dans le hall d’entrée de l’ICAIC.
Photo Jacques Lanctôt Juste en face, sur la rue 23, au bar Fresa y Chocolate, on peut acheter les affiches vues dans le hall d’entrée de l’ICAIC.

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Le cinéma cubain n’est pas très connu à l’extérieur des frontières de l’île, et c’est bien dommage. Les Cubains aiment les films produits sur leur territoire par l’Institut cubain des arts et de l’industrie cinématographiques (ICAIC), un organisme créé 83 jours à peine après le triomphe de la Révolution. On peut donc dire que l’ICAIC est le premier geste concret posé par le gouvernement révolutionnaire en matière de culture, et qu’à partir de cette date, l’ICAIC a développé un véritable « star-système ».

Avec le triomphe de la Révolution, le cinéma cubain a connu une importante expansion. En favorisant les productions locales pour contrer l’envahissement de la culture hollywoodienne, le gouvernement cubain entendait rehausser le niveau culturel de la population. À cet effet, on a envoyé en Europe des étudiants prometteurs pour qu’ils apprennent les différentes facettes du métier.

Dans le hall d’entrée de l’ICAIC, on peut admirer une centaine d’affiches 
représentant les meilleures productions du cinéma cubain.
Photo Jacques Lanctôt
Dans le hall d’entrée de l’ICAIC, on peut admirer une centaine d’affiches représentant les meilleures productions du cinéma cubain.

Chefs-d’œuvre

Cette politique culturelle a donné de beaux fruits, qui sont devenus des classiques reconnus internationalement. En 1966, un film cubain La mort d’un bureaucrate, vient confirmer le talent du jeune réalisateur Tomas Gutiérrez Alea. Deux ans plus tard, le film Lucía, considéré comme un des dix meilleurs films latino-américains, fera découvrir un autre grand talent, celui du réalisateur cubain Humberto Solás.

On peut aussi y voir cette vieille caméra datant des années cinquante.
Photo Jacques Lanctôt
On peut aussi y voir cette vieille caméra datant des années cinquante.

Quelques années plus tard, en décembre 1986, avec l’aide de l’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, on fondait l’École internationale de cinéma et de télévision (EICTV), à San Antonio de los Baños, en banlieue de La Havane. Les premiers professeurs qui y enseigneront avaient été formés au fameux studio-école Cinecittà, à Rome. Chaque année, une quarantaine d’étudiants provenant de différents pays y sont admis pour suivre une formation de trois ans. Avec le temps, l’école a formé d’excellents techniciens auxquels font appel de nombreuses productions internationales qui viennent tourner dans les décors enchanteurs de la capitale cubaine. Récemment, on a vu Penélope Cruz dans les rues de La Havane. Elle tournait des scènes du film français adapté du livre Les derniers soldats de la guerre froide.


► Vous pouvez visiter le hall d’entrée de l’ICAIC, sur la rue 23, près de la rue 12. Vous y verrez, sur les murs et le plafond, une centaine d’affiches de films que vous avez peut-être déjà vus dans des festivals.