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Nos étés

Nos étés
Illustration Adobe Stock

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La belle saison à peine entamée, je pense déjà aux millions d’activités que j’aimerais faire avec mes enfants. L’été québécois ne s’étirant que sur deux mois, je veux profiter de chaque moment, des matins paresseux aux chaudes soirées en famille.

Cette semaine, une amie a ­mentionné une chose que j’ai ­entendue plusieurs fois depuis que je suis maman. Chaque fois, ça m’a filé une envie folle d’arrêter le temps. Ce salaud qui file toujours trop vite.

Nous n’avons que 18 étés à passer avec nos enfants.

Dix-huit. Étés.

Mon plus vieux a presque quatre ans, ça veut dire qu’il ne me reste que 15 étés et demi.

Dix-huit. Étés.

18 étés à profiter du temps qui passe, à somnoler par un chaud dimanche de juillet, à courir à travers les jets ­d’arrosoir pour survivre à la canicule.

18 étés pour partir à la découverte, explorer de nouveaux endroits, même s’ils sont juste là, dans notre ville, notre quartier, notre voisinage.

18 étés d’épluchettes de blé d’Inde, de hot-dogs et de melon juteux qui tache.

18 étés à les crémer de la tête aux pieds et les asperger de chasse-­moustiques aux huiles essentielles fait maison et bio parce que grano je suis.

18 étés de piqûres de maringouins.

18 étés à barboter dans la petite piscine gonflable, à détester l’eau froide, mais à y retourner pareil, parce tsé. Fait chaud.

18 étés de face crispée en les ­observant, de loin, apprendre à se péter la gueule et à se relever.

18 étés de genoux écorchés.

18 étés de sieste sur une serviette humide qui s’imprime dans la face au réveil, de semi-dodos de roadtrip dans l’auto, de pique-niques au parc, de balançoire à pousser plus haut, encore plus haut.

18 étés de soirées qui s’éternisent bien au-delà des dernières lueurs du soleil.

18 étés de crème molle vanille ­trempée dans les bonbons qui leur coule partout.

18 étés d’enfance à passer ­ensemble, à créer des souvenirs. Souvenirs tout doux qu’il leur fera bon retrouver lors de moments moins faciles et qu’ils voudront peut-être recréer avec leurs propres petits, un jour, lorsqu’ils seront parents à leur tour.

18 étés avant qu’ils ne soient trop grands, qu’ils volent de leurs propres ailes, qu’ils dépensent leurs étés ailleurs, à la découverte du monde avec leurs amis ou une/un partenaire de vie, qu’ils m’envoient des cartes postales de leurs aventures.

Alors, pendant qu’on a encore ces 15 étés et demi à passer ensemble, comptez sur moi pour apprécier chaque moment. Parce qu’après 4 viendront leurs 10 ans, puis 15, et avant que j’aie le temps de cligner des yeux, ce sera « Promis, je vais ­t’appeler, maman ! ».